| Conférence de presse du 28 avril 2014 |
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| 2014-04-28 18:14 |
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Le 28 avril 2014, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse.
Q : Aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, le Premier Ministre australien Tony Abbott a annoncé le réajustement du plan de recherches et la mobilisation des moyens pour intensifier désormais les recherches sous-marines. Quel est votre commentaire là-dessus ? R : Depuis la disparition de l’avion de Malaysia Airlines, la Chine, la Malaisie, l’Australie et d’autres parties concernées ont travaillé en étroits contacts et coopérations pour retrouver l’avion. Dans les recherches de grande ampleur lancées depuis le 8 mars, durant plus de 50 jours, la Chine n’a ménagé aucun effort, et au total 18 bâtiments, 66 navires marchands et 20 bateaux de pêche ont été mobilisés pour rechercher dans des zones de 1,3 million de kilomètres carrés. Nous avons également envoyé plusieurs avions dans les eaux concernées et mobilisé 21 satellites. Les recherches réalisées sont d’une ampleur sans précédent dans l’histoire chinoise. La Malaisie, l’Australie et plusieurs d’autres pays se sont mobilisés activement pour retrouver l’avion disparu. Surtout, l’Australie a coordonné les recherches dans l’océan indien sud et fait un travail énorme en surmontant de multiples difficultés. La Chine l’apprécie hautement et les en remercie sincèrement. Nos remerciements vont également aux pays ayant facilité et soutenu la participation des navires et avions chinois aux opérations de recherches. Nous saluons l’intensification des recherches sous-marines sous la coordination de l’Australie. Et nous resterons mobilisés et maintiendrons d’étroites concertations et coordinations avec la Malaisie et l’Australie pour fournir un appui agissant et prendre une part active aux recherches de la prochaine étape. Nous appelons la communauté internationale à continuer à soutenir les efforts de recherches. Q : La Norvège a récemment déclaré qu’aucune rencontre officielle avec le Dalaï Lama n’est prévue lors de son séjour en Norvège en mai prochain. Quel est votre commentaire là-dessus ? R : La déclaration de la Norvège est importante. La Chine préconise depuis toujours le respect mutuel et l’égalité comme fondement des relations de coopération mutuellement avantageuse entre les pays. Notre position sur la question liée au Dalaï Lama est constante, claire et inchangée. Nous demandons à la partie norvégienne de respecter effectivement les préoccupations fondamentales de la Chine et de créer, par des actes concrets, des conditions favorables à la restauration et au développement des relations sino-norvégiennes. Q : La visite en Aise-Pacifique du Président américain Barack Obama touche à sa fin. Selon vous, cette visite est-elle bénéfique ou non au déploiement de la stratégie américaine en Asie-Pacifique ? Que pensez-vous de cette visite dans quatre pays de la région ? R : J’aimerais souligner que depuis l’entrée au 21e siècle, le développement pacifique et la coopération gagnant-gagnant représentent le courant de notre époque et l’aspiration générale des peuples de la région d’Asie-Pacifique. Nous espérons que les Etats-Unis et les pays concernés de la région garderont à l’esprit ce courant historique et l’aspiration générale des peuples et agiront activement et concrètement en faveur de la paix, de la stabilité et de la prospérité régionales. J’ai noté que certains médias ont fait remarquer que le Président Barack Obama n’avait pas choisi la Chine pour sa tournée en Asie-Pacifique et que cette visite visait probablement à contrer la Chine. Pour savoir si c’est pour contrer la Chine, il faut écouter ce que les Etats-Unis disent et regarder ce qu’ils font. Quant à l’absence de la Chine dans les pays visités, j’aimerais simplement dire que la Chine est bien là, qu’il vienne ou pas.
Q : Quel est votre commentaire sur la signature entre les Etats-Unis et les Philippines de l’Accord sur le renforcement de la coopération de défense ? Pensez-vous que c’est pour contrer la Chine ? R : Nous espérons que les pays concernés agiront dans le sens du renforcement de la confiance mutuelle entre les pays de la région et de la promotion de paix, de la stabilité et de la prospérité dans la région. Pour savoir si c’est pour contrer la Chine ou pas, il faut en juger selon ce que les Etats-Unis disent et ce qu’ils font. Le Président Barack Obama et d’autres officiels américains ont tous indiqué à différentes occasions que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention de contenir la Chine. Nous estimons que la Chine et les Etats-Unis partagent de larges intérêts communs en Asie-Pacifique et sur les affaires de la région. Les deux pays doivent se respecter mutuellement, renforcer leur coopération, et travailler ensemble avec les pays concernés de la région pour promouvoir la paix, la stabilité, le développement et la prospérité régionaux. Voilà la voie fondamentale qu’il faut emprunter. Q : Selon les premiers résultats de l’élection présidentielle afghane, l’ancien Ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah et l’ancien Ministre des Finances Ashraf Ghani arrivent en tête et entreraient au second tour. Quel est votre commentaire à ce sujet ? R : Nous saluons les avancées dans l’organisation de l’élection présidentielle afghane. En tant que pays ami, la Chine respecte le choix du peuple afghan et espère que cette élection sera un nouveau départ vers l’unité et la stabilité en Afghanistan. La Chine entend travailler ensemble avec les différentes parties pour continuer à soutenir la reconstruction de la paix et la réconciliation nationale en Afghanistan et contribuer à la réalisation de la paix et de la prospérité durables dans le pays et dans la région. Q : Selon des sources, la Chine et les Etats-Unis ont récemment entamé des négociations sur la réduction des émissions de CO2. Et les différentes parties souhaitent que la Conférence Paris Climat 2015 parvienne à un accord soutenu par la Chine et les Etats-Unis. Veuillez nous présenter ces négociations. R : Depuis ces dernières années, la Chine et les Etats-Unis ont fait du changement climatique, de l’économie d’énergie et de la réduction des émissions un nouveau pôle de coopération sino-américaine. Les Chefs d’Etat des deux pays ont des consensus sur ce point. Un groupe de travail sur le changement climatique a été mis en place dans le cadre des dialogues stratégique et économique sino-américains, et des mécanismes et des projets ont été établis. Deux pays d’influence dans le domaine du changement climatique, la Chine et les Etats-Unis ont à renforcer leurs communications, coordinations et collaborations, et à travailler de concert avec le reste de la communauté internationale pour relever ensemble les défis du changement climatique. Mais, la Chine et les Etats-Unis se trouvent aux stades de développement différents avec des réalités nationales différentes. Les Etats-Unis sont le plus grand pays développé du monde, tandis que la Chine est le pays en développement le plus peuplé. Sur la question du changement climatique, nous préconisons de renforcer la compréhension mutuelle et d’élargir les consensus sur la base du principe des « responsabilités communes mais différenciées » et à travers les consultations et le dialogue, et d’associer tous les pays à la coopération internationale contre le changement climatique. La 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra l’année prochaine à Paris sera une conférence très importante. Nous sommes prêts à travailler avec les Etats-Unis et d’autres pays pour faire en sorte qu’elle obtienne les résultats attendus.
Q : Récemment, le G7 s’est mis d’accord pour imposer de nouvelles sanctions contre la Russie. La Chine estime-t-elle que les sanctions aident à résoudre la crise ukrainienne ? Le G7 avait-t-il discuté des questions concernées avec la Chine ? R : Depuis l’éclatement de la crise ukrainienne, la Chine a maintenu des contacts avec les pays concernés dont le G7. Nous leur avons expliqué la position de principe de la Chine. La Chine s’oppose depuis toujours au recours arbitraire aux sanctions ou à la menace de sanctions dans les relations internationales, car les sanctions ne contribuent nullement à résoudre les problèmes, au contraire, elles risquent d’attiser les tensions, ce qui est dans l’intérêt de personne. Nous appelons les parties concernées à poursuivre le dialogue et les négociations pour régler adéquatement les divergences et apporter une solution politique à la crise ukrainienne. Q : Selon certains médias australiens, les services de renseignements chinois auraient piraté le système d’email du Parlement d’Australie. Comment y réagissez-vous ? R : Je ne sais sur quoi se fondent ces accusations des médias australiens contre la Chine. La Chine condamne et combat les cyberattaques. Les révélations des dernières années montrent que la Chine est victime des cyberattaques. Compte tenu des caractères transfrontaliers et anonymes des cyberattaques, il est nécessaire que la communauté internationale travaille ensemble et renforce la coopération pour les combattre. Nous espérons que les médias australiens concernés adopteront une attitude responsable et constructive sur ce genre de questions plutôt que d’accuser et de spéculer sans fondement. |








