Page d'accueil > Propos du porte-parole du MAE
Conférence de presse du 8 mars 2011
2011-03-08 10:17

Le 8 mars 2011, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse.

Q : Veuillez nous donner quelques informations sur l'entretien téléphonique du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi avec le Secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa. Comment la Chine voit-elle la situation actuelle au Moyen-Orient ?

R : Hier, le Ministre Yang Jiechi s'est entretenu au téléphone avec le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes Amr Moussa et a échangé avec lui ses vues sur les relations entre la Chine et les pays arabes et la situation actuelle au Moyen-Orient.

La Chine suit de très près la situation actuelle au Moyen-Orient. Elle préconise de régler les problèmes par le dialogue et d'autres moyens pacifiques sur la base du respect de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale des pays concernés, afin d'éviter qu'une aggravation de la situation ne cause davantage de morts et de blessés. Nous avons confiance en la sagesse et la capacité des pays arabes de retrouver la stabilité et le développement, et nous espérons que la Ligue des Etats arabes pourra continuer à jouer un rôle actif et constructif dans la gestion des affaires du monde arabe.

Q : Selon nos informations, un député de la République de Corée a affirmé que le réseau informatique du gouvernement de son pays aurait été attaqué par des hackers chinois. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je ne sais pas sur quoi se fondent cette assertion et pour quel objectif ce député de la République de Corée a tenu ces propos. Je voudrais pourtant souligner que la loi chinoise interdit toute forme de cyberattaque et prévoit des sanctions sévères contre ce genre d'actes criminels. Ce n'est pas responsable de répandre des rumeurs préjudiciables aux relations entre la Chine et la République de Corée en agitant le spectre de la « cyberattaque ».

Q : Récemment, un Conseil national de transition a été mis en place par les opposants libyens. La Chine envisage-t-elle de reconnaître son statut ?

R : Nous avons toujours suivi de près la situation en Libye. Nous souhaitons que ce pays retrouve rapidement la stabilité et l'ordre social et que les parties concernées puissent régler la crise actuelle par le dialogue ou d'autres moyens pacifiques.

Q : Selon certaines informations, récemment, des avions militaires chinois ont volé à proximité des îles Diaoyu, et la partie japonaise a dit qu'elle avait fait des représentations auprès de la Chine à ce sujet par voie diplomatique. Quel est votre commentaire ?

R : L'île Diaoyu et les îlots adjacents font partie intégrante du territoire chinois depuis l'antiquité. La Chine y possède une souveraineté incontestable. Que des avions militaires chinois exécutent leur mission dans cette zone est conforme au droit international.

Q : Selon nos informations, des litiges maritimes opposent souvent la Chine au Viet Nam. Comment la Chine les gère-t-elle ?

R : La Chine possède une souveraineté incontestable sur les îles Nansha et les eaux adjacentes. Elle a toujours œuvré ensemble avec les pays concernés pour bien gérer et régler, à travers le dialogue et les négociations, les différends liés à la mer de Chine méridionale et préserver la paix et la stabilité dans cette région.

Sur la question de la mer de Chine méridionale, le gouvernement chinois, qui a toujours adopté une attitude hautement responsable et fait preuve d'une grande retenue, a avancé, dans un esprit constructif, l'idée de « mettre de côté les différends et procéder à une exploitation commune ». Nous souhaitons régler pacifiquement les différends par voie de consultations bilatérales avec les pays concernés en conformité avec le droit international et le droit de la mer moderne, y compris les principes fondamentaux et les dispositifs juridiques consacrés par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Nous souhaitons que les pays de la région comme ceux en dehors de la région puissent respecter et soutenir, par des actions concrètes, les efforts déployés par les pays concernés pour le règlement des différends bilatéraux, en vue de promouvoir la bonne entente, la confiance mutuelle et la coopération amicale entre les pays de la région, de contribuer à la stabilité régionale et d'éviter la complication des dossiers en question.

Q : La Chine a toujours souligné l'importance de renforcer la confiance mutuelle avec les pays voisins. Pourtant, des pays comme le Japon et les Philippines ont récemment fait des démarches auprès de la Chine au sujet des différends territoriaux bilatéraux. Comment voyez-vous la situation actuelle en mer de Chine méridionale ?

R : Comme je l'ai dit tout à l'heure, la question de la mer de Chine méridionale est en fait la question de la souveraineté et des droits et intérêts sur les îles Nansha et les eaux adjacentes. Il n'existe aucun autre différend à part cela.

Nous travaillons toujours à résoudre pacifiquement les divergences et les différends par voie de consultations et de négociations bilatérales amicales sur un pied d'égalité avec les pays concernés. Nous préconisons activement de « mettre de côté les différends pour une exploitation commune », choix stratégique fait par la Chine en vue d'un développement pacifique. C'est une position très claire de la Chine. Tous les pays adopteront une position claire et ferme lorsqu'il s'agit des questions majeures comme la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale. La Chine a aussi fait preuve de beaucoup de sincérité et de patience sur ces questions.

Q : Selon la presse de la République de Corée, lors de la visite d'un haut officiel chinois, la RPDC aurait communiqué à la partie chinoise son programme d'enrichissement d'uranium. Pourtant, la Chine a toujours dit que ce programme n'avait pas encore été confirmé. Quel est votre commentaire ?

R : La Chine a fait part de ses préoccupations sur le programme d'enrichissement d'uranium de la RPDC. Nous estimons que la RPDC doit exercer son droit à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire dans le respect des normes internationales en la matière. Cette question doit être traitée dans le cadre des pourparlers à six et du processus de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne et réglée adéquatement par voie de dialogue et de consultations.

Q : Certains pays sont en train de pousser le Conseil de Sécurité à adopter une résolution sur la création d'une « zone d'exclusion aérienne » en Libye. Quelle est la position de la Chine ?

R : A l'heure actuelle, la communauté internationale doit appliquer effectivement la résolution 1970 du Conseil de Sécurité et exhorter les parties concernées à mettre fin aux conflits et à apaiser la situation par des moyens pacifiques. Toute décision du Conseil de Sécurité, que ce soit sur la nécessité d'intervenir ou les actions à prendre, doit permettre de stabiliser rapidement la situation et de mettre fin à la violence en Libye. La décision doit être prise dans le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Libye, et permettre de garantir la sécurité et les intérêts de la population libyenne et des communautés étrangères en Libye. Il faut également que les préoccupations et les avis des pays arabes et des pays africains soient écoutées et prises en considération.



[ RECOMMANDER A ]
       [ IMPRIMER ]