| Conférence de presse du 27 juin 2014 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang |
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| 2014-06-27 18:29 |
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Sur l'invitation de la Présidente de la République de Corée Park Geun-Hye, le Président Xi Jinping effectuera une visite d'Etat en République de Corée les 3 et 4 juillet. Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangère Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères de la République d'Azerbaïdjan Elmar Mammadyarov effectuera une visite officielle en Chine du 30 juin au 2 juillet.
Q : Dans le passé, généralement parlant, les dirigeants chinois se rendaient d'abord en visite en République populaire démocratique de Corée (RPDC), et ensuite en République de Corée (RC). Mais cette fois-ci, le Président Xi Jinping effectuera seulement une visite en RC. Quel est le message émis par là ? Par ailleurs, pourriez-vous nous présenter le programme de cette visite ? R : Lors de sa visite en RC, le Président Xi Jinping s'entretiendra avec la Présidente Park Geun-Hye des relations bilatérales et des questions régionales et internationales d'intérêt commun. Le programme précis est en cours d'élaboration. Nous publierons les informations en temps opportun et veuillez continuer à les suivre. En tant que proche voisin de la Péninsule coréenne, la Chine adopte toujours une position objective et juste sur la question de la Péninsule coréenne et œuvre fermement à préserver la paix et la stabilité de la Péninsule et à soutenir les efforts de la RPDC et de la RC dans l'amélioration de leurs relations. La Chine entretient des relations d'amitié et de coopération avec les deux pays et entend travailler ensemble avec eux pour faire progresser les relations Chine-RPDC, et Chine-RC de manière saine et durable, ce qui non seulement correspond aux intérêts des trois pays et aussi contribue à la paix, à la stabilité et à la prospérité de la Péninsule et de la région. Q : Selon des informations, le 25 juin, la Libye a tenu l'élection du Conseil des représentants. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Ces derniers jours, la Libye a tenu l'élection du Conseil des représentants dans d'heureuses conditions. C'est une avancée importante et positive dans le processus de la transition politique en Libye, que la partie chinoise tient à saluer. La Libye est un pays ami de la Chine, et nous espérons de tout cœur que la Libye pourra continuer à faire progresser les processus de la transition politique et de la reconstruction économique afin de réaliser au plus tôt la paix durable, le développement et la prospérité du pays. Q : Lors de la visite du Président Xi Jinping en RC, quels sujets seront abordés par les deux dirigeants ? Qu'attend la partie chinoise de la visite du Président Xi Jinping en RC ? R : Tout à l'heure, j'ai déjà parlé des sujets qui seront abordés par les deux dirigeants au cours de la visite du Président Xi Jinping en RC. La Chine et la RPDC partagent de vastes intérêts communs. Depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques, travaillant dans l'esprit du respect mutuel, de l'égalité, des bénéfices réciproques, de la coexistence pacifique et du bon voisinage, les deux pays ont vu leur coopération porter des fruits remarquables dans différents secteurs et sont devenus des partenaires importants de coopération dans de nombreux domaines. La Chine et la RC représentent l'une pour l'autre une opportunité importante de développement et leur coopération recèle un énorme potentiel avec de vastes perspectives. Le renforcement de la compréhension, de la confiance et de la coopération entre les deux parties pourra mieux profiter à deux peuples et sera aussi très important pour la promotion de la paix, de la stabilité et de la prospérité dans la région et en Asie. La visite d'Etat du Président Xi Jinping en RC revêt une signification importante. Les deux dirigeants vont davantage planifier et faire progresser les échanges et la coopération dans divers domaines afin de porter le partenariat de coopération stratégique Chine-RC à un nouveau palier. Q : Selon des informations, des ouvriers chinois sont bloqués à Samarra en Iraq. Pouvez-vous nous en parler plus ? Et quels sont les arrangements prévus pour les autres ouvriers chinois en Iraq ? R : Hier, ma collègue a déjà répondu aux questions concernées. Ici, je voudrais souligner que depuis le début des conflits en Iraq, le gouvernement chinois, très attaché à la sécurité des entreprises, des établissements et des personnels chinois en Iraq, en est profondément préoccupé. Nous avons déjà déclenché le mécanisme d'urgence. Nous restons en même temps en étroit contact avec le gouvernement et l'armée iraquiens et demandons à la partie iraquienne de prendre des mesures concrètes pour assurer la sécurité des établissements et personnels chinois. Nous allons aussi faire des évaluations précises sur la situation sécuritaire locale avec la partie iraquienne et sur cette base, coordonner les différentes parties concernées afin de créer des conditions et fournir des garanties pour l'évacuation des personnels chinois vers des endroits en sécurité. Ce travail est actuellement en cours et des avancements sont déjà enregistrés. Pour des raisons de sécurité, je ne peux vous donner plus de détails à cet égard. Mais ce que je peux vous dire, c'est que nous allons continuer à y accorder une haute importance et tout faire pour garantir la sécurité des établissements, des entreprises et des personnels chinois en Iraq ainsi qu'un bon déroulement ordonné et en sécurité du travail concerné.
Q : Lors d'un récent forum touristique à Beijing, les représentants du département russe chargé du tourisme ont affirmé que les études étaient en cours sur la politique d'exemption de visa destinée aux touristes chinois pour la Crimée. Mais actuellement, la plupart des pays considèrent la Crimée comme territoire ukrainien. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Je ne suis pas au courant de cette information. Depuis de longues dates, des régions et des entreprises chinoises entretiennent des échanges humains et des coopérations commerciales avec la région de la Crimée. Nous espérons que ces échanges et coopérations pourront continuer. Quant à la question de la Crimée, notre position est claire. Nous respectons l'intégrité du territoire et de la souveraineté de l'Ukraine. Vu la complexité du contexte historique et des facteurs actuels, nous espérons que les différentes parties pourront promouvoir le règlement politique des questions concernées à travers le dialogue et les consultations. Q : Selon Sankei Shimbun du 26 juin, la Chine a accueilli récemment plusieurs groupes japonais en visite en Chine, ce qui montre un amollissement de la politique de la Chine à l'égard du Japon. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Le journal que vous avez évoqué fait toujours passer les besoins politiques avant les faits et donc manque de crédibilité. Ce n'est pas la première fois que nous avons vu ce genre d'information diffusée par ce journal. Je voudrais réaffirmer que la position chinoise sur les relations sino-japonaises est constante et claire. Nous exhortons sérieusement la partie japonaise à traiter adéquatement les questions historiques et la question des Diaoyu Dao conformément aux principes établis par les quatre documents politiques sino-japonais et aux consensus concernés entre les deux pays, et à œuvrer pour éliminer par des actions concrètes les obstacles politiques au développement des relations entre les deux pays. Dans le même temps, nous saluons le rôle actif des personnalités clairvoyantes des différents milieux du Japon pour l'amélioration des relations sino-japonaises. Q : Ce matin, le gouvernement japonais a soumis au parti au pouvoir la version finale de la résolution sur la levée de l'interdiction du droit à l'autodéfense collective. Une fois approuvée par le parti au pouvoir, cette résolution sera officiellement adoptée le 1er juillet. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Pour des raisons historiques et actuelles, la Chine et les autres pays voisins asiatiques du Japon suivent toujours de très près son évolution dans les domaines militaire et sécuritaire. Si les actions japonaises concernées portent atteinte à la paix, à la sécurité et à la stabilité de la région, nous y exprimons notre opposition.
Q : Selon des informations, lors d'un récent entretien entre le Président philippin Benigno S. Aquino III et le Premier Ministre japonais Shinzo Abe, les deux parties estiment que souligner l' « état de droit » en Mer de Chine orientale et en Mer de Chine méridionale est d'une importance primordiale. La partie japonaise a exprimé son soutien pour le recours philippin à l'arbitrage international en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : La Chine travaille depuis de longues années et continuera de travailler avec les pays directement concernés à régler les différends avec les pays voisins sur le territoire et la juridiction maritime à travers les consultations et négociations bilatérales sur la base du respect des faits historiques et du droit international. Il est à noter que ces derniers temps, certains pays ont d'un côté lancé des provocations de manières répétée en créant des incidents, mais de l'autre côté, parlé sans cesse de l' « état de droit » dans la tentative d'intimider et de calomnier la partie chinoise et de jeter la confusion dans l'opinion publique. Je voudrais souligner que la Chine est un grand pays responsable, un membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, promoteur et acteur des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, ainsi que défenseur et participant constructif concernant les règles internationales. La Chine tient à ses engagements et fait mieux que ces pays en matière de respect du droit international. Qu'il s'agit des faits ou du droit, la Chine a la raison de son côté. Comme certains pays parlent de l'« état de droit », alors nous voudrions demander : Quel est l' « état de droit » dont vous parlez ? Quelle est la disposition du droit international que la Chine a violée au fond ? Si nous rejetons le soi-disant arbitrage international avancé par certains pays, ce n'est pas parce que nous avons tort. Nous exerçons un droit légitime établi par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer dans le but de régler adéquatement les questions concernées et de préserver la paix et la stabilité de la région, ce qui est aussi conforme à la «Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale ». Certains pays, sous prétexte de l'« état de droit », agissent au détriment des droits et intérêts légitimes des autres pays et cherche à « légitimer » ses actes illicites. Je voudrais conseiller à ces pays de procéder à un sérieux examen de conscience conformément au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales pour voir ce qu'ils ont fait est dans le respect ou à l'encontre de l'état de droit. |








