| Conférence de presse du 18 décembre 2014 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang |
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| 2014-12-18 14:34 |
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Sur l'invitation du Président Xi Jinping, le Président de la République arabe d'Egypte Abdul Fatah Al-Sisi effectuera une visite d'Etat en Chine du 22 au 25 décembre. Q : À la veille du 15e anniversaire du retour de Macao à la Chine, comment voyez-vous son développement actuel ? Quel est le rôle joué par Macao dans la promotion de la coopération entre la Chine et les pays lusophones ? Deuxième question : Avec l'intensification continue de la coopération économique et commerciale sino-portugaise, la Chine est devenue un investisseur principal au Portugal. Est-ce que vous y voyez un rapport avec le règlement avec succès par les deux pays de la question du retour de Macao ? R : Depuis le retour de Macao à la mère-patrie, les principes d'« un pays, deux systèmes », de la « gestion de Macao par ses habitants » et d'un haut degré d'autonomie ont été appliqués sur tous les plans dans la Région administrative spéciale de Macao. Le gouvernement central chinois gère les affaires dans le strict respect de la Loi fondamentale de Macao et soutient pleinement le gouvernement régional dirigé par le Chef de l'exécutif dans ses efforts d'administrer Macao en vertu de la loi. Grâce aux efforts conjugués du gouvernement et des différents milieux de la région, Macao a obtenu des succès remarquables dans son développement, maintenu une bonne situation marquée par la stabilité politique, la croissance économique et l'harmonie sociale, vu ses échanges et coopération avec l'extérieur s'approfondir continuellement, et gagné sans cesse en prestige et en visibilité à l'échelle internationale. Au cours des 15 ans écoulés, Macao a vu ses relations avec les pays lusophones se développer dans d'heureuses conditions, et joué un rôle actif et unique dans la promotion de la coopération économique et commerciale entre la partie continentale de la Chine et les pays lusophones. Depuis sa création à Macao en 2003, le Forum sur la coopération économique et commerciale entre la Chine et les pays lusophones a déjà tenu quatre conférences ministérielles. Le Forum a joué un grand rôle pour le renforcement des échanges économiques et commerciaux entre la Chine et les pays lusophones et le développement partagé entre la partie continentale de la Chine, les pays lusophones et Macao. Macao gagne chaque jour davantage en visibilité en tant que plate-forme de coopération entre la Chine et les pays lusophones. Le Ministère des Affaires étrangères continuera à soutenir pleinement la Région administrative spéciale de Macao dans ses efforts de développer les échanges et coopération avec l'extérieur et de mettre en place des plates-formes de coopération commerciale sino-portugaise, de sorte à créer un environnement favorable à la prospérité et à la stabilité durables à Macao. Il y a une décennie et demie, les gouvernements chinois et portugais ont réglé adéquatement, à travers des consultations amicales, la question de Macao léguée par l'histoire, marquant ainsi un nouveau jalon dans les annales des relations sino-portugaises. Le transfert sans à-coup de la souveraineté sur Macao et ces 15 ans de stabilité, de croissance et d'harmonie à Macao ont été possibles grâce à la coopération excellente entre la Chine et le Portugal. Le développement de Macao, quant à lui, a aussi contribué activement au développement des relations sino-portugaises, voilà une raison importante du bon développement que vous avez évoqué de la coopération économique, commerciale et dans bien d'autres domaines entre les deux pays. Le Portugal est un ami de la Chine. Nous le considérons comme un grand ami et un bon partenaire en Europe. Il y a quelques années, lorsque la crise financière internationale et la crise de la dette souveraine en Europe ravageaient, la Chine a accordé un soutien agissant au Portugal et les deux parties ont mis en valeur de nouveaux pôles de croissance dans leur coopération. Nous entendons continuer à œuvrer ensemble avec le Portugal pour faire progresser sans cesse nos relations d'amitié et de coopération. Q : Ces derniers jours, le rouble, monnaie russe, a subi une chute spectaculaire. Les médias occidentaux ont jugé « effondrée » l'économie russe et prôné le déclin du régime de Moscou. Selon des observateurs, la Chine accordera son soutien à la Russie pour des raisons géopolitiques. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Est-ce que vous allez soutenir la Russie par l'intermédiaire de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et d'autres mécanismes ? R : Nous avons noté les fluctuations récentes du taux de change du rouble et les différentes mesures prises par le gouvernement russe en vue de stabiliser le marché des devises. La Russie possède une réserve assez abondante de devises étrangères et son ratio de la dette publique au PIB est relativement bas parmi les pays du G20, à cela s'ajoutent ses riches ressources naturelles et sa bonne base industrielle, d'où notre confiance dans la capacité de la Russie à surmonter les difficultés du moment. Actuellement, la reprise lente et morose de l'économie mondiale a causé une pression baissière assez importante pour le développement économique des pays membres de l'OCS. L'OCS est non seulement une organisation visant à préserver la sécurité et la stabilité régionales, mais aussi une plate-forme importante permettant à ses pays membres de rechercher ensemble le développement. La coopération économique et commerciale étant l'un des trois piliers de l'OCS, les membres de l'Organisation aspirent tous, face à la nouvelle conjoncture économique internationale et régionale, à renforcer la coopération pragmatique entre eux et à promouvoir ensemble la stabilité et la croissance économiques dans leur pays respectif comme dans la région. Il y a quelques jours, lors de la Réunion des Premiers Ministres de l'OCS à Astana, cette idée a été confirmée une fois de plus, et de nouveaux consensus importants ont été réalisés par les dirigeants des pays membres. La Chine soutient depuis toujours la coopération pragmatique entre les pays membres de l'Organisation. Nous avons initié le Fonds de coopération économique Chine-Eurasie destiné aux pays membres, observateurs et partenaires de dialogue de l'OCS, et nous lancerons prochainement la sélection des premiers projets dans le cadre de ce Fonds. Le « Fonds de la Route de la Soie » institué par la Chine envisagera aussi favorablement les projets de coopération dans le cadre de l'OCS. En un mot, nous entendons travailler ensemble avec tous les pays membres de l'OCS pour renforcer la coopération économique, contribuer à la transformation et à la montée en gamme de la structure économique des pays membres de l'Organisation et mettre en valeur sans cesse les pôles de croissance dans la coopération, de manière à réaliser le développement et la stabilité en commun. Q : Est-ce que l'accord de swap entre le yuan RMB et le rouble sera affecté ? La Chine procèdera-t-elle à des réajustements là-dessus ? Quel impact y aura-t-il sur la coopération sino-russe dans les domaines énergétique, économique et commercial ? R : Pour tout swap de devises, il y a la question de la fluctuation des taux de change. En général, cette question est prise en compte dans les accords bilatéraux de swap avec l'élaboration de clauses et dispositions liées au changement des taux de change. L'accord de swap entre la Chine et la Russie a été signé conformément aux usages internationaux, et il n'a pas été affecté pour le moment. Malgré les fluctuations actuelles sur le marché international des devises, je tiens à vous rappeler que la Chine et la Russie sont fort complémentaires sur le plan économique, que leur coopération s'étend à de vastes domaines et recèle d'énormes potentialités, et que les deux pays, au niveau gouvernemental comme au niveau des entreprises, sont très motivés pour le renforcement de leur coopération en matière économique, commerciale et d'investissement et partagent une large communauté de vues là-dessus. Ces derniers temps, le Président Xi Jinping et le Président Vladimir Poutine ont affirmé, à chacune de leurs rencontres, leur volonté d'œuvrer ensemble pour élargir et approfondir la coopération bilatérale pragmatique dans tous les domaines. Il y a quelques jours, le Premier Ministre Li Keqiang a rencontré à Astana son homologue russe Dmitri Medvedev. Ils sont convenus de poursuivre le renforcement de la coopération énergétique et ont dégagé de nouveaux consensus importants sur une coopération accrue dans les domaines du TGV, des infrastructures et de la mise en valeur de l'Extrême-Orient russe. En résumé, nous sommes pleinement confiants dans les perspectives de la coopération économique et commerciale entre la Chine et la Russie. Q : Selon des sources, le Président américain Barack Obama a pris la décision de normaliser les relations entre les Etats-Unis et Cuba, et considéré le développement des relations américano-chinoises comme un exemple pour la normalisation des relations américano-cubaines. Quels sont vos commentaires à cet égard ? Est-ce que cela aura une influence sur les relations sino-cubaines ? R : Nous avons pris note des déclarations faites par les dirigeants américain et cubain sur la promotion de la normalisation des relations entre les deux pays, ainsi que leur consentement à prendre des mesures concrètes dans ce sens. La Chine salue et soutient la normalisation des relations américano-cubaines et espère voir les Etats-Unis lever au plus tôt leur embargo contre Cuba. La Chine et Cuba sont liées par de très bonnes relations. Nous attachons un grand prix à notre amitié traditionnelle avec Cuba. Nous allons soutenir comme par le passé le système politique et la voie de développement choisis par Cuba ainsi que ses mesures de réajustement sur les plans économique et social. Quels que soient les aléas internationaux, notre principe de développer l'amitié traditionnelle sino-cubaine ne changera pas.
Q : Le Président égyptien Abdul Fatah Al-Sisi sera bientôt en Chine. Est-ce une visite d'Etat ? Est-ce que les deux parties porteront à cette occasion leurs relations au niveau de partenariat global de coopération stratégique ? R : Je peux vous confirmer que c'est dans le cadre d'une visite d'Etat que le Président Abdul Fatah Al-Sisi viendra en Chine. L'Egypte est un grand pays au Moyen-Orient. La stabilité en Egypte est liée au développement et à la stabilité dans cette région. Actuellement, le processus de transition politique en Egypte a enregistré des progrès encourageants, et nous exprimons nos félicitations à cet égard. La Chine respecte, comme par le passé, le droit du peuple égyptien de choisir librement le système politique et la voie de développement du pays, appelle sincèrement de ses vœux le maintien de la stabilité et du développement en Egypte, et souhaite voir l'Egypte continuer à jouer un grand rôle en faveur de la préservation de la paix et de la stabilité dans la région. La Chine et l'Egypte sont liées par une amitié traditionnelle. Les peuples chinois et égyptien sont unis par une amitié profonde. Depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques il y a 58 ans, les deux pays ont vu leurs relations se développer toujours de manière saine et régulière, et engagé une coopération fructueuse dans les domaines politique, économique, commercial et socioculturel. La Chine accorde une grande importance au développement de ses relations avec l'Egypte. La visite prochaine en Chine du Président Abdul Fatah Al-Sisi est une visite très importante effectuée à un moment crucial. Nous espérons que cette visite donnera des fruits abondants et permettra, grâce aux efforts conjugués de part et d'autre, de porter les relations sino-égyptiennes à un nouveau palier. Nous vous communiquerons en temps opportun les informations détaillées sur cette visite. Q : Les Etats-Unis accusent la RPDC d'être responsable du piratage de Sony Pictures, et il y a aussi des rapports affirmant que ces pirates informatiques pourraient provenir de la Chine. Quels sont vos commentaires sur ce sujet ? R : Je ne suis pas au courant de ce que vous évoquiez. La Chine, elle aussi, est victime des cyberattaques. Le gouvernement chinois combat résolument les cyberattaques et les autres actes criminels, et ne soutient pas la cybercriminalité, où qu'elle soit commise en Chine. Voilà notre principe. Q : Est-ce que vous allez coopérer avec les Etats-Unis pour faire ensemble la lumière sur ce piratage informatique ? R : Nous n'avons pas d'informations précises sur ce point. Mais nous préconisons le développement de la coopération entre les différents pays sur la cybersécurité. Si la partie américaine a des preuves en la matière, elle pourra nous les fournir. Q : Nous sommes en train de rédiger un rapport comparant les situations des droits de l'homme en Chine et aux Etats-Unis. Nous avons interviewé à cet effet des Américains, qui estiment que malgré les cas de prisonniers maltraités à Guantanamo et de Noirs américains tués par balles par la police, ce sur quoi la Chine a aussi fait des critiques, ils peuvent tout de même continuer à pointer du doigt le système judiciaire et les droits de l'homme en Chine. Quels sont vos commentaires à cet égard ? R : Si vous voulez faire une comparaison entre la Chine et les Etats-Unis en matière de droits de l'homme, ce que je peux vous dire, c'est qu'aucun pays n'est parfait sur la question des droits de l'homme. La Chine a une juste appréciation d'elle-même, et elle n'est pas un « donneur de leçons » à l'égard d'autres pays sur cette question.
Q : Cette année marque le 30e anniversaire de la signature de la Déclaration conjointe sino-britannique. À votre avis, quelle est la signification de cette Déclaration pour Hong Kong d'aujourd'hui ? R : La Déclaration conjointe sino-britannique signée en 1984 a fixé clairement les arrangements relatifs au recouvrement par la Chine de l'exercice de sa souveraineté sur Hong Kong et à la période de transition, lançant ainsi le processus de retour de Hong Kong à la mère-patrie. 30 ans après, la Loi fondamentale est pleinement appliquée à Hong Kong, et les principes d'« un pays, deux systèmes », de la « gestion de Hong Kong par ses habitants » et de l'autonomie de haut degré y sont effectivement mis en pratique. Hong Kong a su maintenir la prospérité et la stabilité, et nous sommes pleinement confiants dans son avenir. A partir de 1997, les affaires de la région administrative spéciale de Hong Kong sont des affaires propres aux Chinois et relèvent des affaires intérieures de la Chine. |








