| Conférence de presse du 21 décembre 2010 |
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| 2010-12-21 14:43 |
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Le 21 décembre 2010, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse. Q : Selon la presse russe, la Chine et la Russie mèneraient l'année prochaine une manœuvre militaire conjointe en mer du Japon. Pourriez-vous nous le confirmer et nous dire si cela s'inscrit dans le cadre du partenariat de coordination stratégique entre les deux pays ? Deuxième question, récemment, le Bélarus a organisé des élections présidentielles dont certains pays refusent de reconnaître le résultat. Quel est votre commentaire sur le résultat de ces élections ? R : Ces dernières années, dans le but de répondre efficacement aux nouvelles menaces et aux nouveaux défis, d'approfondir le partenariat de coordination stratégique entre la Chine et la Russie et d'élargir sur tous les plans leur coopération pragmatique mutuellement bénéfique, les forces armées chinoises et russes ont organisé, à titre bilatéral et dans le cadre de l'Organisation de Coopération de Shanghai, plusieurs manœuvres militaires conjointes. Cela a non seulement permis aux deux parties d'améliorer leur capacité d'action devant les nouvelles menaces et les nouveaux défis, mais aussi beaucoup contribué au maintien de la paix et de la stabilité dans la région et dans le monde. Quant à savoir s'il y aura une manœuvre militaire sino-russe l'année prochaine, je ne dispose pas d'information à ce sujet. Veuillez vous renseigner auprès des autorités compétentes. Sur votre deuxième question, les élections présidentielles au Bélarus relèvent des affaires intérieures de ce pays. Nous respectons le choix du peuple bélarussien et souhaitons que le Bélarus maintienne sa stabilité politique et son développement économique et que nos relations d'amitié et de coopération globales avec lui se consolident et se renforcent sans cesse. Q : Le Premier Ministre Wen Jiabao vient de terminer sa visite en Inde et au Pakistan. Veuillez nous présenter les résultats de cette visite. Selon la presse indienne, les premiers ministres chinois et indien ont évoqué la question du Cachemire durant leurs entretiens. Est-ce que la Chine considère ce dossier comme un obstacle au développement des relations sino-indiennes ? R : Comme vous l'avez dit, le Premier Ministre Wen Jiabao vient de terminer sa visite officielle en Inde et au Pakistan. Ces deux grands pays de l'Asie du Sud sont aussi deux voisins importants pour la Chine. Le développement des relations sino-indiennes et sino-pakistanaises sont d'une grande importance pour la paix et la prospérité non seulement en Asie du Sud, mais aussi en toute l'Asie, voire dans le monde entier. La visite amicale du Premier Ministre Wen, marquée par un programme riche et des résultats fructueux, contribuera à renforcer les relations de bon voisinage et la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et ces deux pays et à promouvoir la paix, la stabilité et le développement commun dans la région. Sur le problème du Cachemire, problème entre l'Inde et le Pakistan qui est légué par l'histoire, nous souhaitons sincèrement, en tant que voisins et amis de tous les deux, qu'ils puissent le régler adéquatement par voie de dialogue et de consultations. Q : La semaine dernière, le Ministre philippin du Tourisme a effectué une visite à Hong Kong durant laquelle il a mené des discussions avec le gouvernement de la Région administrative spéciale sur les suites à donner à l'affaire de la prise d'otages. Est-ce que le gouvernement central en est satisfait ? R : La semaine dernière, le Ministre philippin du Tourisme a visité Hong Kong. Selon les informations qui nous ont été fournies par le gouvernement de la Région administrative spéciale, celui-ci a mené des discussions avec la partie philippine sur les suites à donner à l'affaire de la prise d'otages du 23 août et ils ont trouvé un accord là-dessus. Nous nous en félicitons et nous espérons que les mesures concernées pourront être concrétisées le plus tôt possible. Q : Le dialogue économique et commercial de haut niveau Chine-UE a eu lieu aujourd'hui à Beijing. Veuillez nous donner quelques informations à ce sujet. R : Aujourd'hui, le troisième dialogue économique et commercial de haut niveau Chine-UE a eu lieu à Beijing. A l'issue des discussions approfondies autour des sujets comme la situation macroéconomique, le commerce et l'investissement, la concurrence, l'innovation et la coopération douanière, les deux parties ont trouvé un important consensus et obtenu des résultats positifs. La coopération économique et commerciale entre la Chine et l'Europe, caractérisée par les avantages réciproques, affiche un bon élan de développement. Les deux parties sont convenues de la nécessité de continuer à renforcer leur coopération dans le contexte actuel marqué par une reprise lente de l'économie mondiale et l'accroissement des facteurs d'instabilité et d'incertitude, afin de contribuer à un développement stable et sain des économies chinoise et européenne et à une croissance mondiale forte, durable et équilibrée. Elles ont aussi mené un dialogue franc sur leurs préoccupations précises respectives. Actuellement, la coopération sino-européenne recèle de nouvelles opportunités et a devant elle une perspective très large. Nous sommes prêts à continuer à travailler avec l'UE pour accroître la compréhension mutuelle, réduire les divergences, exploiter les potentialités, développer de nouveaux pôles de coopération et contribuer au développement continu du partenariat global stratégique sino-européen.
Q : Suite à la visite de Bill Richardson, Gouverneur du Nouveau-Mexique des Etats-Unis, la RPDC s'est dite prête à accepter l'inspection des agents de l'AIEA. Quel est votre commentaire à ce sujet ? R : Nous avons pris note de cela. La Chine a toujours œuvré à la dénucléarisation de la Péninsule coréenne. Conformément à la Déclaration commune du 19 septembre, la RPDC a le droit d'utiliser l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, mais elle doit, dans le même temps, se soumettre aux garanties et à l'inspection de l'AIEA. Nous souhaitons que la question soit traitée dans le cadre des pourparlers à six. Q : Pensez-vous que les tensions sont apaisées sur la Péninsule coréenne après la visite du Gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson en RPDC ? R : Nous soutenons le maintien des contacts entre les Etats-Unis et la RPDC et espérons que ces contacts contribueront à la création des conditions favorables à la reprise des pourparlers à six et au règlement adéquat des problèmes concernés. Actuellement, la situation sur la Péninsule coréenne demeure complexe et délicate. Nous appelons les parties concernées à faire preuve de sang-froid et de retenue et à prendre une attitude responsable pour éviter la reproduction des choses déplorables. Il est dans l'intérêt commun de tous de préserver la paix et la stabilité sur la Péninsule. Nous espérons que les parties concernées pourront intensifier leurs échanges, travailler dans le même sens, afin de relancer rapidement le processus de dialogue et de consultations, trouver, dans le cadre des pourparlers à six et dans l'esprit de la Déclaration commune du 19 septembre, une solution équilibrée à leurs préoccupations respectives, et œuvrer ensemble en vue d'une Péninsule coréenne sans arme nucléaire, une Péninsule de paix et de stabilité durables. La Chine y jouera, comme par le passé, un rôle constructif. Q : L'Ambassadeur russe en Chine a indiqué aujourd'hui que selon la Russie, le moment le plus dangeureux pour la Péninsule coréenne était déjà passé. Comment voyez-vous la situation actuelle sur la Péninsule ? R : Actuellement, la situation y est encore complexe et sensible. Nous appelons les parties concernées à faire preuve de calme, de retenue et de raison et à adopter une attitude responsable pour apaiser la tension et l'hostilité, amener la situation vers la détente et relancer le dialogue et les négociations. Les parties concernées doivent être conscientes que le recours à la force ne peut pas régler le problème de la Péninsule et que seuls le dialogue et les négociations en sont la bonne solution. Q : Veuillez nous donner des informations sur la réunion du groupe de suivi conjoint de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale. R : La Chine et les pays de l'ASEAN tiennent à Kunming, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 23 décembre, la 5e réunion du groupe de suivi conjoint de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale. Nous espérons que les différentes parties pourront parvenir à un consensus sur l'application des principes directeurs pour la mise en œuvre de la Déclaration, afin de lancer rapidement les projets de coopération dont elles sont convenues. La Chine attache depuis toujours une grande importance à la Déclaration et l'observe sérieusement. Notre objectif est de renforcer la confiance politique mutuelle, de promouvoir la coopération en Mer de Chine méridionale, de créer des conditions propices à un règlement définitif des différends bilatéraux, et de préserver la paix et la stabilité dans cette zone. Q : Selon des reportages, il y a eu une collision entre un bateau de pêche chinois et un navire des garde-côtes de la République de Corée. Veuillez nous en dire plus. Craignez-vous que l'affaire complique la situation actuelle sur la Péninsule coréenne ? R : Je voudrais tout d'abord souligner que l'affaire que vous venez d'évoquer n'a aucun lien direct avec la situation actuelle sur la Péninsule coréenne. Nous avons exprimé notre vive préoccupation vis-à-vis de cette affaire et fait des représentations solennelles auprès de la République de Corée, tout en lui demandant de tout faire pour la recherche des membres d'équipage chinois disparus, de punir sévèrement les auteurs, de nous indemniser de nos pertes en biens et en vie humaine et de prendre des mesures effectives pour éviter la reproduction des choses de ce genre. Les départements chinois concernés accordent une haute attention à la recherche des membres d'équipage et au règlement de toutes les questions s'y rapportant, et ont envoyé sur place des bateaux de pêche en opération dans les zones avoisinantes et des bateaux de sauvetage tout de suite après la collision. La République de Corée y a aussi envoyé des hélicoptères et des bateaux de sauvetage. A ma connaissance, les opérations de secours sont toujours en cours. Q : Concernant cette collision, vous avez dit que la Chine demande à la République de Corée de « punir sévèrement les auteurs ». Mais, selon certains reportages, c'était le chalutier chinois qui s'est heurté au navire des garde-côtes de la République de Corée dans les eaux de cette dernière. Veuillez le confirmer. R : Que la police maritime heurte un bateau de pêche et fait des morts et blessés est, à notre sens, quelque chose qui ne devrait pas arriver où que ce soit. L'affaire s'est produite cette fois dans les eaux que couvrent les mesures de pêche provisoires entre la Chine et la République de Corée. Selon leur Accord de pêche, les deux pays peuvent envoyer leurs bateaux de pêche opérer dans ces eaux et assurent chacun la gestion de leurs propres bateaux par le biais de leurs départements compétents, qui doivent échanger des informations sur les infractions commises, mais qui n'ont pas le droit de monter à bord des bateaux de l'autre pays et d'y faire appliquer la loi.
Q : Le Conseil de Sécurité des Nations Unies s'est réuni le week-end dernier en séance d'urgence pour se pencher sur la situation dans la Péninsule coréenne. Selon des reportages, la Chine a empêché le Conseil d'adopter une déclaration inclue une condamnation contre la RPDC. Veuillez le confirmer. Pensez-vous que les consultations d'urgence entre les chefs de délégations aux pourparlers à six proposées par la Chine pourront avoir lieu dans un proche avenir ? R : Concernant votre première question, les reportages de certains médias ne correspondent pas aux faits. Le Conseil de Sécurité s'est réuni en urgence le 19 décembre pour examiner la situation dans la Péninsule coréenne. La Chine y a soutenu les propositions russes. Tous les Etats membres du Conseil de même que les représentants permanents de la RPDC et de la République de Corée étaient présents à la réunion et y ont exposé leurs vues et positions sur le problème de la Péninsule. La Chine, la Russie et les Etats-Unis ainsi que les autres membres du Conseil ont œuvré pour éviter de nouveaux conflits armés sur la Péninsule. Voilà une chose positive. Actuellement, la situation sur la Péninsule coréenne est complexe et sensible. Nous espérons que le Conseil de Sécurité pourra appeler rapidement les parties concernées à faire preuve d'un maximum de calme et de retenue, à éviter toute action susceptible de provoquer une escalade des tensions et à reprendre le dialogue au plus tôt afin de trouver une solution pacifique au problème. Nous nous opposons à tout acte qui pourrait y aggraver la situation, entraîner l'escalade des tensions et nuire à la paix et à la stabilité dans la région. Dans cet esprit, la Chine a participé avec une attitude constructive aux discussions du Conseil de Sécurité à ce sujet. Nous sommes prêts à maintenir des contacts avec les parties concernées là-dessus. Quant à votre deuxième question, nous considérons qu'il n'y aura pas de confiance mutuelle sans communication, ni de solution de problème sans consultations. Le dialogue ne signifie pas de compromis envers une partie, mais une volonté d'assumer ensemble la responsabilité. La tension actuelle sur la Péninsule a mis en évidence la nécessité et l'urgence d'organiser une séance de consultations entre les chefs de délégation des six pays aux pourparlers. Selon les contacts que nous avons eus avec les parties concernées, nos vues et position sont partagées dans l'ensemble, et il y a seulement des considérations diverses sur la façon de les concrétiser et les démarches concrètes à suivre. Nous espérons que les parties, en tenant compte de l'intérêt général du maintien de la paix et de la stabilité en Asie du Nord-Est et de la dénucléarisation de la Péninsule, pourront étudier sérieusement les propositions chinoises et donner rapidement des réponses positives. Q : Selon des reportages, le gouverneur du Nouveau-Mexique des Etats-Unis Bill Richardson a terminé aujourd'hui sa visite en RPDC et a fait un transit à Beijing. Aura-t-il des contacts avec des officiels chinois ? R : Je sais que le Gouverneur a été interviewé par certains médias à l'aéroport. Mais, à ma connaissance, nous n'avons pas prévu de contacts bilatéraux avec lui. Comme ce que je viens de dire, la Chine soutient les contacts entre les Etats-Unis et la RPDC et espère que ces contacts pourront créer des conditions propices à la reprise des pourparlers à six et à un règlement adéquat des problèmes concernés. |








