| Conférence de presse du 28 février 2014 |
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| 2014-02-28 18:27 |
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Le 28 février 2014, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse.
Q : Récemment, des habitants de la République autonome de Crimée, en Ukraine, sont descendus dans la rue pour réclamer l'indépendance de la Crimée. La Chine a dit respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans tous les documents politiques qu'elle a signés avec cette dernière depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Y a-t-il des changements dans la position chinoise ? R : La position de la Chine est constante. Nous sommes convaincus que le peuple ukrainien peut bien régler les problèmes auxquels son pays fait face. Q : Selon certains médias, la RPDC a lancé quatre missiles à courte portée il y peu de temps. Quel est votre commentaire là-dessus ? R : Nous avons pris note des informations concernées. Nous espérons que les parties concernées travailleront ensemble pour apaiser la situation et préserver la paix et la stabilité dans la Péninsule coréenne. Q : Selon des médias philippins, la Chine a fait des propositions aux Philippines en échange de l'abandon de leur projet de porter devant la justice internationale les différends sur la Mer de Chine méridionale. Veuillez le confirmer. Quel est votre réaction sur ce sujet ? R : Les informations que vous venez de mentionner sont totalement infondées. La détermination du gouvernement chinois à défendre la souveraineté territoriale et les droits et intérêts maritimes du pays est inébranlable. Nous ne ferons pas de marchandage quant à notre souveraineté et notre territoire. Notre position sur le recours des Philippines à l'arbitrage international concernant les différends sur la Mer de Chine méridionale est claire. Nous nous y opposons fermement et nous ne l'accepterons jamais. Cette position ne changera pas. Q : Les autorités japonaises ont déjà réagi au sujet de la restitution de son plutonium de qualité militaire, mais elles n'ont pas apporté d'éclaircissements sur la question de l'uranium hautement enrichi et de l'uranium de qualité militaire. Quel est votre commentaire ? R : Comme le plutonium, l'uranium hautement enrichi et l'uranium de qualité militaire sont des matières nucléaires sensibles. Un déséquilibre entre l'offre et la demande de ces matières sensibles présente des risques pour la sécurité et la non-prolifération nucléaires. Nous demandons encore une fois au gouvernement japonais d'adopter une attitude responsable en répondant aux interrogations suivantes de la communauté internationale : Le Japon possède-t-il de l'uranium hautement enrichi et de l'uranium de qualité militaire ? Combien en a-t-il ? A quoi servent ces matières ? Y a-t-il un déséquilibre entre l'offre et la demande ?
Q : Le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat chinois a publié aujourd'hui un Rapport 2013 sur les droits de l'homme aux Etats-Unis, dans lequel il a critiqué la situation des droits de l'homme et le système démocratique des Etats-Unis. Qu'en pensez-vous ? R : Toute chose a une cause. En effet, le Département d'Etat américain a publié récemment le Rapport 2013 sur les pratiques des pays en matière de droits de l'homme dans lequel il a lancé de nouveau des critiques injustifiées sur l'état des droits de l'homme en Chine. Le peuple chinois est le mieux placé pour juger de l'état des droits de l'homme en Chine. Les Etats-Unis aiment tant faire des remarques déplacées sur les affaires d'autrui, mais ne soufflent pas mot sur leurs propres problèmes. Voilà ce qu'on appelle le deux poids deux mesures. Nous sommes prêts à dialoguer et à échanger avec les autres pays sur la question des droits de l'homme sur la base de l'égalité et du respect mutuel, mais nous nous opposons fermement à l'ingérence dans les affaires intérieures d'autrui sous le prétexte de la question des droits de l'homme. Si le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat a publié aujourd'hui le Rapport 2013 sur les droits de l'homme aux Etats-Unis, c'est justement pour que le monde voie si celui qui donne des leçons de droits de l'homme est légitime pour le faire. Q : Le Secrétaire général du cabinet japonais Yoshihide Suga a émis aujourd'hui des interrogations sur la création par la Chine d'une journée nationale d'hommage aux victimes du massacre de Nanjing 60 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Quelle est votre réaction ? Pourquoi la Chine a-t-elle instauré une journée de commémoration de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et une journée nationale d'hommage aux victimes du massacre de Nanjing ? R : Les deux décisions adoptées par le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont donné des explications claires sur les raisons qui ont motivé la création de la Journée de commémoration de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et de la Journée nationale d'hommage aux victimes du massacre de Nanjing. Je tiens à souligner qu'aujourd'hui, 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, certaines personnes, certains pays, ont la mémoire courte ou sont atteints d'amnésie sélective. Ils cherchent à renverser le verdict de l'histoire, nient les atrocités commises dans le massacre de Nanjing et multiplient des hommages à des criminels de guerre de classe A de la Seconde Guerre mondiale, ce qui mérite une grande vigilance de notre part. Les deux décisions adoptées par le Comité permanent de l'APN arrivent donc à point nommé et elles sont plus que nécessaires. Le peuple chinois n'oubliera jamais les grands sacrifices qu'il a faits pour la résistance contre l'agression japonaise. Il n'oubliera jamais les compatriotes tués dans le massacre de Nanjing. C'est tout comme les Américains n'oublieront jamais l'Incident de Pearl Harbor, les Russes n'oublieront jamais la bataille de Stalingrad, les Européens n'oublieront jamais le déparquement de Normandie et les juifs n'oublieront jamais le camp de concentration d'Auschwitz. J'aimerais aussi dire une chose. Chaque année, le 15 août, jour anniversaire de sa capitulation, le Japon, pays agresseur et pays vaincu, organise des activités de « commémoration ». Il n'est que plus légitime pour la Chine, pays victime du militarisme japonais et pays vainqueur de la guerre anti-fasciste, de commémorer ses compatriotes perdus et de célébrer la victoire de la guerre de résistance contre l'envahisseur. Q : Hier, un responsable du Ministère des Affaires étrangères s'est exprimé sur les deux Décisions adoptées par le Comité permanent de l'APN, soit la Décision sur l'établissement d'une journée de commémoration de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et la Décision sur la création d'une journée nationale d'hommage aux victimes du massacre de Nanjing. Qui est ce responsable ? R : Ma réponse à votre question est la suivante : Le responsable du Ministère des Affaires étrangères que vous avez évoqué a parlé avec un haut sens de responsabilité vis-à-vis de la dignité humaine, de la justice historique et de la paix mondiale. Il est le représentant de la volonté et de l'aspiration des Chinois.
Q : Aujourd'hui, le Japon a décidé de mettre en place un groupe de travail pour réexaminer le « discours de Kono », car il estime qu'il existe des controverses autour de l'histoire de l'enrôlement forcé des « femmes de réconfort ». Quel est votre commentaire sur ce sujet ? R : L'enrôlement forcé de « femmes de réconfort » est un crime grave et inhumain commis par les militaristes japonais à l'encontre des peuples des pays victimes d'Asie et d'autres régions. Il a laissé chez les victimes de graves traumatismes physiques et psychologiques dont les cicatrices sont toujours ouvertes aujourd'hui. Nous espérons que le Japon pourra régler cette question léguée par l'histoire de manière adéquate et avec une attitude responsable à l'égard de l'histoire. Beaucoup de « femmes de réconfort » de l'époque nous ont quittés et les survivantes sont de moins en moins nombreuses. Nous appelons le Japon à faire preuve effectivement de responsabilité et à bien régler cette question pour soulager les souffrances des survivantes et permettre à celles qui nous ont quittés de reposer en paix. |








