| Conférence de presse du 24 avril 2014 |
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| 2014-04-24 15:59 |
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Le 24 avril 2014, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse. Qin Gang : Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre des Affaires étrangères de la République tchèque Lubomir Zaorálek viendra en visite officielle en Chine du 28 au 30 avril.
Q : Les recherches se poursuivent pour retrouver l'avion disparu de Malaysia Airlines. Dans quelle circonstance la Chine envisagera-t-elle l'arrêt des recherches ? R : A l'heure actuelle, la recherche de l'avion disparu se poursuit activement par les parties concernées. Nous y prenons une part active, en restant en étroits contacts et collaboration avec la Malaisie et l'Australie. Q : Veuillez nous présenter l'entretien avec le Vice-Ministre malaisien des Affaires étrangères Dato Hamzah Zainudin lors de sa visite en Chine. R : Le Vice-Ministre malaisien des Affaires étrangères Dato Hamzah Zainudin est venu en visite en Chine il y a deux jours. Il s'est entretenu avec des officiels chinois de haut rang, dont les Vice-Ministres des Affaires étrangères Zhang Yesui et Xie Hangsheng. Les deux parties ont échangé sur les opérations de recherche en cours, le soutien aux familles des passagers et le travail de suivi. Actuellement, nous restons en étroits contacts et coordination avec la partie malaisienne au sujet de la recherche. Les moyens mobilisés et le plan de recherche seront ajustés en fonction des circonstances et de la disposition générale, et les efforts de recherche se poursuivront activement. Q : Le Ministre malaisien de la Défense et Ministre par intérim des Transports Hishammuddin Hussein a fait savoir le 23 avril que son pays poursuivrait la recherche de l'avion disparu. Le jour même, le gouvernement malaisien a approuvé la création d'une équipe d'enquête internationale chargée notamment de l'évaluation, de l'enquête et de l'expertise des causes de la disparition. Avez-vous des commentaires là-dessus ? La Chine participera-t-elle à cette équipe ? R : Nous avons pris note de la prise de position de la partie malaisienne. Depuis la disparition de l'avion, la Chine et la Malaisie ont maintenu d'étroits contact et coopération dans la recherche et l'enquête. Nous continuerons à travailler en collaboration avec la partie malaisienne et à participer activement aux opérations de recherche en mobilisant des moyens. Par ailleurs, nous allons envoyer du personnel à l'équipe d'enquête internationale en vertu des conventions internationales pertinentes pour participer de manière globale et approfondie à l'enquête. Q : Selon des informations, le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong et le gouvernement philippin ont publié une déclaration conjointe sur l'affaire des otages, et ce dernier a exprimé ses regrets les plus tristes, sa profonde sympathie et ses condoléances les plus sincères pour la douleur et la souffrance des victimes et de leurs familles. Les deux parties sont parvenues à un consensus sur la présentation des excuses, le dédommagement, la poursuite des auteurs et les dispositifs de sécurité pour protéger les touristes. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Qu'est-ce que le gouvernement central chinois a fait dans ce processus ? R : Nous soutenons le consensus réalisé entre le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong et la partie philippine sur la suite de l'affaire des otages. Et nous sommes soulagés par le règlement définitif et approprié de cette affaire. Depuis cette affaire des otages, le Ministère des Affaires étrangères et les départements compétents ont travaillé en étroits contacts avec le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong, que ce soit dans le sauvetage ou la gestion de la suite de l'affaire. D'importants efforts ont été déployés. Nous avons exhorté à maintes reprises la partie philippine à accorder de l'importance et à répondre activement aux requêtes légitimes et raisonnables formulées par le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong et les familles des otages. Le Ministère des Affaires étrangères restera fidèle au but de servir le peuple et fera tous les efforts pour assurer la sécurité des ressortissants chinois, y compris nos compatriotes de Hong Kong et protéger leurs droits et intérêts légitimes à l'étranger.
Q : Le 23 avril, le Fatah et le Hamas, deux principales factions politiques palestiniennes, ont trouvé un accord de principe sur la formation d'un gouvernement d'union dans les cinq semaines et la tenue des élections présidentielles et autres dans les six mois. Quels sont vos commentaires ? R : La Chine salue et félicite les avancées positives dans la réconciliation interne de la Palestine et a la certitude que cela renforcera l'unité de la Palestine et au fond favorisera la création d'un Etat palestinien indépendant et la coexistence entre la Palestine et Israël. Nous sommes toujours d'avis que les négociations de paix sont la seule voie possible qui mène à la paix entre la Palestine et Israël. A un moment crucial où les négociations de paix israélo-palestiniennes se trouvent à la croisée des chemins, nous espérons que les deux parties pourront privilégier la paix, renoncer aux préjugés, surmonter les obstacles, se rapprocher, poursuivre leurs négociations et les faire aboutir dans les meilleurs délais. La communauté internationale doit leur donner ses encouragements sans faille et son appui constant. Q : La Chine a-t-elle déconseillé par voie diplomatique la RPDC d'effectuer des essais nucléaires ? Va-t-elle envoyer de hauts représentants à la RPDC ? R : Sur la question de la Péninsule coréenne, notre position est très claire et ferme. Nous sommes déterminés à travailler à la dénucléarisation de la Péninsule coréenne et à la préservation de la paix et de la stabilité de la Péninsule et soutenons les solutions pacifiques par voie de dialogue et de pourparlers. Et nous avons travaillé depuis longtemps et inlassablement auprès des différentes parties à cet égard. Dans le même temps, nous espérons que les autres parties concernées pourront garder à l'esprit l'intérêt général, travailler dans la même direction, renforcer la confiance mutuelle et réduire les facteurs de tension, de friction, voire de confrontation. Nous maintenons des contacts et coordinations étroits avec toutes les parties concernées et les appelons à appuyer nos efforts. Quand les uns œuvrent pour le règlement, les autres ne doivent pas agir dans le sens contraire. Q : Lors du point de presse conjoint avec le Premier Ministre japonais Shinzo Abe après l'entretien du 24 avril, le Président américain Barack Obama a déclaré que le Traité de sécurité entre les Etats-Unis et le Japon est applicable aux Diaoyu Dao étant sous l'administration japonaise. Avez-vous des commentaires là-dessus ? R : La position de la Chine sur la question des Diaoyu Dao est claire, ferme et constante. Hier, ici même, j'ai exprimé la position solennelle de la Chine qui s'oppose fermement à ce que l'on considère les Diaoyu Dao comme une terre concernée par le Traité de sécurité entre les Etats-Unis et le Japon. Je tiens notamment à souligner que le Traité de sécurité entre les Etats-Unis et le Japon, un héritage de la Guerre froide, ne doit pas viser une tierce partie ni porter atteinte à la souveraineté territoriale de la Chine. Quoi qu'on dise ou fasse, le fait fondamental que les Diaoyu Dao font partie intégrante du territoire chinois ne changera pas, la volonté et la détermination du gouvernement et du peuple chinois de défendre la souveraineté territoriale et les droits et intérêts maritimes du pays ne vacilleront pas. Q : Première question, le Président américain Barack Obama a qualifié aujourd'hui le rôle de la Chine de crucial pour mettre un frein au projet d'essai nucléaire de la RPDC. Qu'en pensez-vous ? Deuxième question, après que la société japonaise de transport maritime Mitsui OSK Lines avait payé les compensations, la partie chinoise a levé la saisie du bateau de la compagnie. Avez-vous des commentaires là-dessus ? R : J'ai déjà répondu à une question sur la Péninsule coréenne et j'aimerais ajouter quelques mots. La Chine est le pays voisin immédiat de la Péninsule coréenne. La paix et la stabilité de la Péninsule touchent directement aux intérêts vitaux de la Chine. Nous ne permettrons pas que les troubles et la guerre se produisent à nos portes. Dans le même temps, nous avons toujours œuvré pour des solutions pacifiques à travers le dialogue et la négociation. Nous espérons que les autres parties concernées pourront privilégier l'intérêt général et travailler ensemble avec nous à la dénucléarisation, à la paix et à la stabilité durables de la Péninsule. Car, cela est dans l'intérêt de tous. Quant à la question de la saisie du bateau d'une compagnie japonaise, le tribunal chinois concerné a rendu le verdict et la compagnie japonaise a payé les frais dus conformément au verdict. L'affaire a été traitée dans le respect de la loi et de manière appropriée. Le tribunal chinois a déjà publié l'information concernée.
Q : Le gouvernement syrien estime que la Mission conjointe OIAC-ONU va bientôt accomplir sa tâche. Etes-vous de cet avis ? R : Je ne suis pas au courant de ce que vous venez d'évoquer. Je tiens à souligner que la destruction des armes chimiques syriennes est d'une importance capitale pour la paix et la stabilité en Syrie et le processus de transition politique dans le pays, et que cela est conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies et aux décisions concernées de l'OIAC. La Chine soutient la destruction des armes chimiques syriennes et y prenne une part active. A présent, la plupart des armes chimiques syriennes ont déjà quitté le sol syrien, et nous y avons activement contribué. Nous continuerons à travailler de concert avec les différentes parties à la destruction des armes chimiques qui restent dans le pays. Q : Les provinces du Jilin et du Heilongjiang organiseront la semaine prochaine pour les journalistes étrangers une visite dans le lieu du crime commis par l'unité 731 de l'armée japonaise et le Mémorial du martyr Ahn Joong-gun. Ce genre de visites ont déjà été organisées dans le passé. Pourquoi la Chine organise souvent ces visites ? R : La réponse n'est-elle pas évidente ? Devant la réalité solidement établie sur les atrocités commises par les militaristes japonais dans leur agression contre les pays étrangers, certains au Japon font tout pour nier le passé d'agression, heurter la conscience humaine, fouler aux pieds la justice internationale. C'est pourquoi on encourage les journalistes à se rendre davantage dans ces lieux de commémoration, espérant que vous connaîtrez les faits à travers des archives historiques et que vous ferez entendre la voix de la justice dans la communauté internationale. Q : Veuillez nous donner des informations précises sur la visite en Chine du Gouverneur de Tokyo Yoichi Masuzoe. Pensez-vous que cette visite contribuerait à l'amélioration des relations sino-japonaises ? R : Sur l'invitation de la ville de Beijing, le Gouverneur de Tokyo Yoichi Masuzoe entame aujourd'hui une visite à Beijing. Nous sommes toujours favorables aux échanges entre les peuples de nos deux pays et aux échanges entre les collectivités territoriales. Nous espérons que les personnalités japonaises clairvoyantes de tous les horizons pourront œuvrer ensemble avec nous à l'amélioration et au développement des relations sino-japonaises. Q : La Chine soutient-elle les échanges sino-japonais au niveau local ou national ? R : Comme votre question précédente portait sur la visite du Gouverneur de Tokyo Yoichi Masuzoe, j'ai donc parlé des échanges entre les collectivités territoriales chinoises et japonaises et entre les deux peuples. Comme je l'ai dit tout à l'heure, nous entendons travailler avec tous ceux au Japon qui sont pour l'amitié sino-japonaise, pour améliorer et développer les relations sino-japonaises. Et nous appelons les dirigeants japonais à écouter vraiment ceux qui plaident, avec raison, pour l'amitié sino-japonaise, à corriger leurs erreurs par des actes concrets et à créer des conditions favorables à l'amélioration des relations sino-japonaises.
Q : Le Conseil de Sécurité des Nations Unies est saisi pour décider des sanctions contre le Soudan du Sud en raison des massacres de civils. Quelle est la position de la Chine sur cette question ? R : La Chine participe consciencieusement aux délibérations du Conseil de Sécurité sur la situation au Soudan du Sud et détermine sa position selon la réalité des faits. Nous estimons nécessaire d'amener les différentes parties du Soudan du Sud au dialogue pour réaliser la réconciliation et à partir de là instaurer la paix et la stabilité dans le pays. |









