| Conférence de presse du 26 mai 2014 |
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| 2014-05-26 14:18 |
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Q : Le Premier Ministre malaisien Najib Razak sera bientôt en visite en Chine. Veuillez nous donner des informations sur le programme de son séjour, les rencontres et entretiens qu’il aura, les contrats à signer, les attentes de la partie chinoise ainsi que les relations actuelles entre la Chine et la Malaisie. R : Sur l’invitation du Premier Ministre Li Keqiang, le Premier Ministre malaisien Najib Razak effectuera une visite officielle en Chine du 27 mai au 1er juin. Il s’agit d’une visite très importante dans le développement des relations entre les deux pays. Durant cette visite, le Premier Ministre Najib Razak aura des rencontres et entretiens avec des dirigeants chinois. Ils procéderont à des échanges de vues approfondis sur le développement des relations bilatérales de même que les questions internationales et régionales d’intérêt commun, signeront une série d’accords et contrats et participeront à des festivités célébrant le quarantenaire des relations diplomatiques sino-malaisiennes. Nous sommes convaincus que cette visite donnera une forte impulsion au partenariat global stratégique entre les deux pays et le portera à un nouveau palier. Ces dernières années, la Chine et la Malaisie ont vu leurs relations bilatérales afficher une bonne dynamique de développement, leur coopération pragmatique s’étendre sans cesse à de nouveaux domaines et leurs échanges et concertations sur les questions internationales et régionales se renforcer toujours davantage. Avec un volume commercial dépassant l’année dernière 100 milliards de dollars américains, la Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial de la Malaisie alors que celle-ci est, parmi les pays de l’ASEAN, le premier partenaire commercial de la Chine pour la sixième année consécutive. Les échanges humains se sont avérés très intenses. Plus de 2,55 millions de déplacements ont été enregistrés dans les deux sens l’année dernière. La Chine attache une grande importance à ses relations avec la Malaisie et entend travailler ensemble avec elle pour faire avancer sans cesse ces relations. Q : Le 25 mai ont eu lieu en Ukraine les élections présidentielles. Quels sont vos commentaires sur ces élections ? Quelles sont vos attentes sur le développement des relations entre la Chine et l’Ukraine à l’avenir ? R : La Chine respecte le choix du peuple ukrainien. Nous espérons que les parties concernées pourront s’en tenir au dialogue et aux négociations et continuer à faire progresser par voie politique le processus du règlement de la crise dans le pays de sorte à stabiliser la situation et à rétablir l’ordre social. La Chine attache une haute importance à ses relations avec l’Ukraine. Nous entendons travailler ensemble avec l’Ukraine pour faire avancer les relations d’amitié et de coopération sino-ukrainiennes.
Q : Le nouveau Premier Ministre Narendra Modi prêtera serment aujourd’hui. Des dirigeants des pays de l’Association sud-asiatique pour la coopération régionale ont été invités à la cérémonie. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Avez-vous déjà des liens avec le nouveau gouvernement indien ? R : Nous félicitons M. Narendra Modi pour son accession au poste du Premier Ministre indien. Depuis toujours très attachés au bon voisinage et au partenariat de coopération stratégique avec l’Inde, nous attendons de travailler ensemble avec le nouveau gouvernement indien dirigé par le Premier Ministre Narendra Modi, de sorte à faire avancer sans cesse la coopération amicale entre les deux pays dans tous les domaines et à préserver et promouvoir ensemble la paix, la stabilité et le développement dans la région. Q : Le dirigeant pakistanais a aussi été invité à la cérémonie de prise de fonctions du Premier Ministre Narendra Modi. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Nous avons pris note que le Premier Ministre pakistanais Nawaz Sharif participerait à la cérémonie de prise de fonctions de son homologue indien Narendra Modi et nous saluons ce nouveau progrès. L’Inde et le Pakistan sont tous les deux grands pays de l’Asie du Sud. L’amélioration de leurs relations correspond tant à leurs intérêts fondamentaux qu’à la paix, la stabilité et le développement de la région. La Chine, pays voisin de l’un et de l’autre, se félicite de l’amélioration régulière et continue des relations indo-pakistanaises. Nous espérons que cette tendance sera maintenue en vue du développement partagé des deux pays et de la préservation de la paix et de la stabilité dans la région. Q : Le 23 mai, le Ministère vietnamien des Affaires étrangères a tenu une conférence de presse pour présenter les soi-disant « preuves historiques et juridiques » de la revendication vietnamienne des îles Xisha. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : J’ai regardé la conférence de presse tenue par le Ministère vietnamien des Affaires étrangères vendredi dernier, et je la trouve absurde et ridicule. D’abondantes preuves historiques montent que les îles Xisha font partie intégrante du territoire chinois depuis l’antiquité. Les Chinois sont les premiers à les découvrir, à les baptiser, à les exploiter et à y exercer son droit juridictionnel et sa souveraineté. Ils en sont les propriétaires incontestables. Déjà au 2e siècle av. J.-C., sous la dynastie des Han, des Chinois naviguaient en Mer de Chine méridionale et ont découvert ces îles. Depuis, ils s’y sont rendus successivement pour des opérations d’exploration et d’exploitation. Selon des documents historiques, des pêcheurs chinois y opéraient sous les dynasties des Tang et des Song, et la marine des Song y patrouillait, ce qui montre qu’à l’époque, la Chine exerçait effectivement sa compétence sur les îles Xisha. Sous la dynastie des Yuan, l’astronome Guo Shoujing y a installé un site d’observation astronomique, preuve affirmant que les îles Xisha ont déjà été intégrées dans le territoire chinois. Avant le milieu des années 1970, le Viet Nam a toujours reconnu, publiquement et officiellement, l’appartenance des îles Xisha à la Chine. En 1956, les responsables du Ministère vietnamien des Affaires étrangères ont clairement affirmé au Chargé d’Affaires de l’Ambassade de Chine au Viet Nam que les îles Xisha appartenaient à la Chine. En 1958, le gouvernement chinois a déclaré que la mer territoriale de la République populaire de Chine s’étendait à 12 milles marins de la côte, tout en indiquant explicitement que cela s’applique à l’ensemble du territoire de la République populaire de Chine, y compris les îles Xisha. Dix jours après cette déclaration, le Premier Ministre vietnamien à l’époque Pham Van Dong a adressé une note au Premier Ministre Zhou Enlai, faisant savoir que le gouvernement vietnamien reconnaît la déclaration de la République populaire de Chine sur ses eaux territoriales et respecte cette décision. Depuis de nombreuses années, il est clairement indiqué dans les documents officiels, les manuels scolaires et les cartes du Viet Nam que les îles Xisha appartenaient à la Chine. Cependant, à partir de 1975, le Viet Nam a abandonné ses promesses antérieures et commencé à revendiquer sa souveraineté sur les îles Xisha. Les propos délivrés lors de la conférence de presse tenue par le Ministère vietnamien des Affaires étrangères vendredi dernier ont montré encore une fois que ce pays avait falsifié l’histoire, nié les faits, fait volte-face et manqué à sa parole. Ce pays a vraiment peu de crédit à l’échelle internationale. Je tiens à souligner encore une fois que le gouvernement et le peuple chinois sont déterminés à préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.
Q : Premièrement, le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi entame aujourd’hui une visite en République de Corée. Veuillez nous présenter le programme de son séjour et vos attentes de ce déplacement. Deuxièmement, après avoir rencontré des experts américains en Mongolie, le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Ri Yong Ho est arrivé à Beijing ce matin. A ma connaissance, il n’est pas encore retourné dans son pays. A-t-il rencontré des responsables chinois ? R : Le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi est parti ce matin pour la République de Corée. Déjà arrivé à Séoul, il s’entretiendra cet après-midi avec son homologue de la République de Corée. Il est également prévu une rencontre avec la Présidente Park Geun-hye. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu de nouvelles sur ses entretiens et rencontres. Nous vous donnerons des informations dès que nous les aurons eues, veuillez faire attention. La visite du Ministre Wang Yi a pour but de procéder à des échanges de vues approfondis avec son hôte sur les relations bilatérales, la coopération entre les deux pays ainsi que la situation régionale d’intérêt commun, de sorte à obtenir davantage de résultats et à parvenir à plus de consensus à cet égard. Concernant le passage à Beijing du Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Ri Yong Ho, j’ai lu des reportages concernés. Mais je ne suis pas au courant de son programme, et je n’ai pas entendu parler non plus d’éventuelles rencontres avec des officiels chinois. Q : Depuis le coup d’Etat de l’armée thaïlandaise de la semaine dernière, avez-vous eu des contacts avec le gouvernement thaïlandais ? Si oui, veuillez nous en donner des informations. R : En tant que pays voisin et ami de la Thaïlande, la Chine suit de très près sa situation actuelle et espère que les différentes parties concernées pourront faire preuve de sang-froid et de retenue, s’en tenir au règlement des problèmes concernés par des dialogues et concertations, afin de rétablir au plus tôt l’ordre dans le pays. Concernant les contacts entre la Chine et les parties thaïlandaises concernées, je n’ai pas d’informations détaillées à vous communiquer. Mais je peux vous dire que l’Ambassade de Chine en Thaïlande fonctionne normalement et fait toujours son travail. Nous espérons que, quelle que soit l’évolution de la situation, les échanges amicaux et la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et la Thaïlande seront toujours poursuivis. Q : Selon des informations, le gouvernement chinois a demandé aux entreprises d’Etat de ne pas engager les sociétés de conseil américaines. Pourriez-vous nous le confirmer ? R : Je ne peux pas pour le moment vous confirmer cette information. La Chine poursuit une stratégie de l’ouverture sur l’extérieur. Nous sommes favorables à ce que les entreprises étrangères viennent en Chine investir, développer leurs affaires et mener des coopérations. Dans le même temps, nous leur demandons de respecter les lois et règlements chinois, tout comme les entreprises chinoises, et de n’entreprendre aucun acte nuisant à la sécurité et aux intérêts de la Chine.
Q : Selon des sources, deux Vietnamiens ayant participé aux manifestations et aux violences contre la Chine ont été condamnés. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Que pensez-vous de la gestion du suivi de cette affaire par le gouvernement vietnamien ? R : Nous avons pris note de la condamnation de ces deux hommes, et nous le jugeons insuffisant. Récemment, de graves actes de violence, de saccage, de pillage et d’incendie volontaire ont visé des entreprises et ressortissants étrangers au Viet Nam, causant d’importantes pertes humaines et matérielles aux entreprises et ressortissants chinois. Nous exhortons la partie vietnamienne à mener sans tarder une enquête approfondie sur l’affaire, à punir sévèrement les criminels conformément à la loi, à indemniser les entreprises et ressortissants chinois concernés et à prendre des mesures concrètes et efficaces pour assurer la sécurité des institutions, des entreprises et des ressortissants chinois au Viet Nam. Ce n’est ainsi que le pays peut regagner la confiance de la communauté internationale. Q : Une question sur la rencontre entre les chasseurs chinois et japonais en Mer de Chine orientale. La zone où a eu lieu l’exercice militaire conjoint sino-russe est-elle bien celle qui avait été publiée auparavant ? Selon la partie japonaise, le chasseur de la force d’autodéfense n’est pas entré dans la zone aérienne de l’exercice militaire, quels sont vos commentaires à cet égard ? R : Le Ministère chinois de la Défense a fait une déclaration sur l’affaire que vous avez évoquée, présentant explicitement la vérité et la position chinoise s’y rapportant. Si le chasseur japonais n’était pas entré dans la zone concernée, comme ce que vous avez dit, où aurait-il été ? Qu’est-ce qu’il aurait fait ? Est-ce la Chine qui aurait fait la provocation ? Je tiens à souligner que les actions concernées de la partie japonaise sont très dangereuses et très provocatrices et que celle-ci doit procéder à un examen de conscience sérieux, faire preuve de retenue en contrôlant ses actes et éviter les erreurs de jugement, les frictions et les conflits. Sinon, ce sera elle qui assume toutes les conséquences qui en découlent. Q : La zone aérienne de l’exercice militaire conjoint est-elle exactement celle qui a été annoncée ? R : Le fait est que la Chine a déjà fait part des zones maritime et aérienne où aurait lieu l’exercice militaire et a publié à la communauté internationale une annonce en matière d’interdiction de navigation et de vol. Cependant, la partie japonaise, faisant fi de ces annonces, a envoyé des chasseurs dans la ZIDA de la Chine en Mer de Chine orientale pour effectuer des reconnaissances et perturber l’exercice conjoint sino-russe. Voilà tout ce qui s’est passé. |








