| Conférence de presse du 9 septembre 2010 |
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| 2010-09-11 17:18 |
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Le 9 septembre 2010, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse. Jiang Yu : Bonjour à tous. La conférence de presse commence, et je suis prête à répondre à vos questions. Q : Ma question porte sur l’affaire de collision au large des îles Diaoyu. Après l’arrestation du capitaine du chalutier chinois, la partie chinoise a demandé en termes formels son élargissement par la partie japonaise qui, cependant, s’est montrée assez dure ? Quelles sont les mesures concrètes envisagées par le gouvernement chinois pour la prochaine étape ? Autre question. Le Myanmar tiendra des élections générales en novembre prochain. Pourtant, des reportages parlent des tensions sur la frontière entre la Chine et le Myanmar. Quels sont les efforts que la Chine attend du Myanmar pour préserver l’ordre dans ces zones ? R : Les îles Diaoyu et les îlots adjacents font partie intégrante du territoire chinois. L’application par le Japon de sa loi interne aux bateaux de pêche chinois en opération au large de ces îles est absurde, illégale, nulle et non avenue. La Chine ne peut l’accepter. L’urgence pour le moment est que le Japon relâche le bateau et son équipage sans aucune condition et veille à éviter toute aggravation de la situation. Concernant la question du Myanmar, le Président du Conseil d’Etat pour la paix et le développement de l’Union du Myanmar Than Shwe est actuellement en visite en Chine avec sa délégation. Hier, il s’est entretenu avec le Président Hu Jintao, et les deux dirigeants ont tous exprimé le souhait de travailler ensemble pour préserver la paix, la stabilité et l’ordre dans les zones frontalières, estimant que ceci est dans l’intérêt commun des deux parties. Les élections générales relèvent des affaires intérieures du Myanmar. Le bon déroulement de ces élections correspond aux intérêts fondamentaux de son peuple et contribue à la paix et à la stabilité régionales. La Chine respecte le choix autonome par le peuple du Myanmar de sa voie de développement et souhaite voir ces élections se dérouler dans de bonnes conditions et le Myanmar avancer sans cesse sur la voie de la démocratie et du développement. Q : L’affaire de collision aura-t-elle des retombées sur les relations entre la Chine et le Japon et le dialogue sino-japonais sur l’exploitation en commun de la mer de Chine orientale ? R : Les litiges territoriaux sont des questions hautement sensibles. Une gestion inadéquate pourrait porter gravement atteinte à l’intérêt général des relations sino-japonaises. La partie japonaise doit en être pleinement consciente. Q : Le Ministère des Affaires étrangères a publié hier sur son site Web un conseil demandant aux Chinois à l’étranger de faire attention à leur sécurité. Quelles sont les considérations derrière ce conseil ? Qu’entend faire le Ministère dans le domaine de la protection consulaire ? R : Comme vous le savez, récemment, dans certaines régions, il y a eu des menaces contre la sécurité des Chinois et certains d’entre eux ont fait l’objet d’attaques ou d’enlèvements. Très attachés à cette nouvelle situation, le Ministère des Affaires étrangères et les ambassades et consulats chinois à l’étranger ont activé le système de gestion de crise et coordonné avec rapidité et efficacité avec les services concernés pour trouver des solutions adéquates. Si nous avons publié un tel conseil, c’est pour appeler les Chinois à l’étranger à la vigilance pour assurer leur sécurité personnelle.
Q : Suite à l’affaire de collision, des militants pour la défense des îles Diaoyu ont fait savoir leur intention de monter sur ces îles pour proclamer la souveraineté chinoise. Quelles sont les mesures que le gouvernement chinois prendra pour protéger leur sécurité ? Une autre question. Veuillez nous donner des informations sur la dernière évolution de l’affaire de kidnapping aux Philippines et les contacts que vous avez pris avec les autorités de ce pays. R : La détention illégale par le Japon du bateau de pêche chinois en opération aux larges des îles Diaoyu et de son équipage a suscité une vive réaction de l’opinion publique chinoise. Nous espérons que la partie japonaise pourra prendre toute la mesure de la gravité des choses et libérer immédiatement et sans condition les pêcheurs et leur bateau pour éviter l’escalade des tensions. Concernant les îles Diaoyu, notre position est constante et claire. Les îles Diaoyu et les îlots adjacents font partie du territoire chinois depuis l’antiquité. La Chine y possède une souveraineté incontestable. La volonté et la détermination du gouvernement chinois de défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine sont inébranlables. Il est vrai qu’il existe un litige entre la Chine et le Japon sur l’appartenance de ces îles. Nous sommes d’avis qu’il convient d’y trouver une solution négociée et adéquate dans le respect des faits. Sur votre deuxième question, actuellement, l’enquête est en cours et nous maintenons des contacts étroits avec la partie philippine. Le plus urgent est que celle-ci mène une enquête complète, impartiale et poussée pour éclairer l’affaire le plus tôt possible, et dans le même temps, en bien gère les conséquences. Q : L’affaire de collision s’est produite au large des îles Diaoyu il y a trois jours déjà. Dans quelles circonstances y aura-t-il de nouvelles réactions de la Chine ? R : Ces derniers jours, le Ministère chinois des Affaires étrangères et l’Ambassade de Chine au Japon ont fait, à plusieurs reprises, des représentations solennelles auprès de la partie japonaise, exprimant une vive protestation contre la détention illégale par le Japon du bateau de pêche chinois en opération au large des îles Diaoyu et de son équipage. Nous avons demandé à la partie japonaise de libérer immédiatement le bateau et son équipage et d’assurer la sécurité des pêcheurs chinois. Un groupe de travail de l’Ambassade de Chine au Japon a rendu visite aux personnes détenues. Celles-ci sont en sécurité et en bonne santé et elles ont déjà contacté leur famille. Q : Selon nos informations, la Chine a envoyé au large des îles Diaoyu un navire administratif pour l’application de la loi sur la pêche. Veuillez nous confirmer cette information. Est-ce que cela est lié à l’affaire de collision ? R : La Chine a envoyé dans la zone maritime concernée un navire administratif pour l’application de la loi sur la pêche. Cette action qui s’inscrit dans le cadre de la gestion par la Chine des activités de pêche conformément à ses lois pertinentes vise à préserver l’ordre des opérations de pêche dans les eaux concernées et à garantir la sécurité des pêcheurs chinois et de leurs biens. Q : Est-ce que l’affaire de collision est la raison qui explique l’envoi par la Chine de ce navire administratif au large des îles Diaoyu pour l’application de la loi sur la pêche ? Ou s’agit-il simplement d’une coïncidence ? R : Pour des informations détaillées, veuillez vous renseigner auprès du département chinois compétent. Q : Récemment, la République de Corée a mis en garde contre l’effet domino que la possession d’armes nucléaires par la RPDC pourrait provoquer à travers le monde. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Deuxième question, que pensez-vous des nouvelles sanctions de la République de Corée contre l’Iran ? R : Je n’ai pas entendu parler de ce que vous avez évoqué. La Chine préconise la dénucléarisation de la Péninsule coréenne. Cette position est constante et claire. Concernant votre deuxième question, nous ne sommes pas pour les sanctions unilatérales contre l’Iran. Nous appelons les parties concernées à poursuivre leurs efforts diplomatiques pour trouver, à travers le dialogue et les négociations, une bonne solution au problème nucléaire iranien. Q : Récemment, le gouvernement japonais a dit que l’achat de bons du trésor japonais par la Chine aurait provoqué l’appréciation du Yen et qu’il allait en parler avec la partie chinoise. Veuillez nous confirmer cette information. R : Votre question ne relève pas de notre compétence. Je peux néanmoins vous donner une réponse de principe. La Chine s’en tient depuis toujours, dans la gestion de ses devises, aux principes de la sécurité, de la fluidité, de la préservation et de l’augmentation des valeurs, et poursuit une stratégie de diversification. C’est suivant ses besoins qu’elle décide l’achat des bons du trésor d’un tel ou d’un tel autre pays. Je vous renvoie aux autorités financières pour les informations détaillées. Si vous n’avez plus de question, je lève la séance. Merci de votre présence et à la prochaine. |







