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Conférence de presse du 29 novembre 2013
2013-11-29 17:41

Le 29 novembre 2013, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse.

Qin Gang : Sur l'invitation du Président Xi Jinping, le Président ukrainien Viktor Ianoukovitch effectuera une visite d'Etat en Chine du 3 au 6 décembre prochain.

Q : Le Britannique Peter Humphrey et son épouse ont été arrêtés par la police à Shanghai en juillet dernier. Quand seront-ils mis en examen ou relâchés ?

R : A ce que je connais, le Britannique en question et sa femme ont été arrêtés par les services de sécurité publique de Shanghai en août dernier pour obtention illégale de données personnelles de citoyens. L'affaire est maintenant en cours d'enquête et de jugement. Les autorités compétentes chinoises la traiteront selon la loi. Au cours du traitement de l'affaire, la partie chinoise a tenu informé le Consulat général du Royaume-Uni à Shanghai. Des agents consulaires britanniques à Shanghai leur ont rendu visite. Si vous voulez des informations plus détaillées, veuillez vous renseigner auprès des départements compétents.

Q : Selon des médias japonais, un ancien haut responsable du gouvernement chinois aurait récemment proposé d'établir un mécanisme de gestion de crise entre la Chine et le Japon, afin d'éviter des incidents aériens entre les deux pays. Pouvez-vous le confirmer ? S'agit-il de la position officielle de la Chine ?

R : Concernant la question du chevauchement des zones d'identification de la défense aérienne (ZIDA) de la Chine et du Japon en Mer de Chine orientale, la Chine appelle au renforcement des communications entre les deux pays pour préserver ensemble la sécurité des vols. Quant à la divergence entre la Chine et le Japon sur la souveraineté des Diaoyu Dao, nous préconisons depuis toujours le dialogue et les négociations entre les deux pays pour trouver un moyen de maîtriser effectivement les divergences et de résoudre le problème. Or, actuellement, le Japon élude toujours toute négociation de fond avec la Chine. Nous espérons qu'il fera des efforts concrets en faveur du dialogue au lieu d'en rester aux belles paroles.

Q : Pouvez-vous confirmer que la Chine a envoyé des avions de combat et des avions d'alerte patrouiller dans la ZIDA en Mer de Chine orientale ? Et si la réponse est positive, quel est l'objectif de ces opérations ?

R : Le porte-parole de l'armée de l'air a déjà fait des déclarations à ce sujet. Veuillez les consulter.

Q : La Chine établira-t-elle des ZIDA en Mer de Chine méridionale ou dans d'autres régions qu'elle revendique ?

R : J'ai déjà répondu plusieurs fois à cette question.

Q : Le 28 novembre, la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton a demandé à la Chine et au Japon de baisser le ton sur la question de la ZIDA pour éviter des tensions régionales. Comment y réagissez-vous ?

R : Concernant la création de la ZIDA en Mer de Chine orientale, nous avons présenté notre position et expliqué nos motivations et les fondements de cette décision. Nous espérons que l'UE la verra de manière objective et rationnelle. En fait, Mme Catherine Ashton doit le savoir, plusieurs pays de l'UE ont également établi des ZIDA. Est-ce que cela a fait monter les tensions en Europe ? Alors, les pays européens et le Japon peuvent avoir des ZIDA, pourquoi la Chine ne peut-elle pas en avoir ?

Q : Premièrement, concernant l'envoi des avions militaires par la Chine dans la ZIDA, s'agit-il d'un vol de routine ou d'une action spéciale liée à l'annonce de l'établissement de la ZIDA en Mer de Chine orientale ? Deuxième question, qu'est-ce que vous exigez des avions commerciaux survolant la zone ? Leur demandez-vous de dire leur destination ?

R : S'agissant de la première question, veuillez vous renseigner auprès du Ministère de la Défense. L'armée chinoise a le droit de patrouiller dans la ZIDA en Mer de Chine orientale quand cela est nécessaire pour la défense aérienne. Il s'agit d'une pratique courante au niveau international.

Concernant la deuxième question, en fait, nous avons fait des clarifications à plusieurs reprises, et j'espère aussi que les journalistes pourront mieux comprendre la différence entre la « ZIDA » et l'« espace aérien territorial ». La ZIDA n'est pas l'espace aérien territorial, ni l'élargissement de ce dernier. Elle est simplement un espace aérien établi par un pays côtier en dehors de son espace aérien territorial et dont le statut juridique ne change pas. Les aéronefs des différents pays, dont les avions de ligne, peuvent continuer à voler normalement dans cet espace conformément au droit international. Certaines mesures prises dans l'espace aérien territorial au titre de la souveraineté ne peuvent pas et ne vont pas s'étendre à la ZIDA. En réalité, depuis la publication par la Chine des déclarations et annonces concernées, ni la liberté, ni l'ordre des vols dans l'espace aérien au-dessus de la Mer de Chine orientale n'a été affecté, et la liberté et la sécurité des vols sont bien assurées.

Q : L'armée chinoise a déclaré plus tôt aujourd'hui que les forces aériennes chinoises étaient restées en état d'alerte. Qu'est-ce que cela veut dire précisément ?

R : Les forces armées chinoises sont chargées de la défense du pays et de la préservation de la paix. Elles sont en état d'alerte permanent.

Q : Vous avez dit plusieurs fois que d'autres pays avaient également établi des ZIDA. Pourtant, leurs ZIDA sont différentes de celle de la Chine. Par exemple, les autorités américaines ne demandent pas aux avions survolant les ZIDA américaines sans entrer dans l'espace aérien territorial américain de les informer de leurs plans de vol. Tandis que la Chine n'a pas clarifié si, par exemple, un vol de Tokyo à Manille doit déposer son plan de vol avant d'entrer dans la ZIDA. Pourquoi la Chine ne le fait-elle pas ?

R : En fait, concernant la ZIDA, le droit international n'a pas précisé quel type d'avion a quelles obligations d'identification pour quel type de vol. Dans la pratique, les pays décrètent des règles qui varient selon leurs situations. Donc la pratique de la Chine n'enfreint pas le droit international et est conforme à la pratique internationale courante. S'agissant de la question précise que vous avez posée, je vous renvoie au Communiqué de la République populaire de Chine sur les règles d'identification des aéronefs dans la Zone d'identification de la défense aérienne en Mer de Chine orientale.

Q : Des diplomates japonais ont dit le 28 novembre que le gouvernement japonais organiserait en décembre un sommet extraordinaire Japon-ASEAN à Tokyo. Il exprimera à cette occasion ses préoccupations au sujet de la création par la Chine de la ZIDA en Mer de Chine orientale et espère un ralliement des pays concernés sur sa position. Quel est votre commentaire là-dessus ? Craignez-vous une montée des tensions dans la région ?

R : Concernant la question de la ZIDA en Mer de Chine orientale, nous avons déjà présenté notre position à maintes reprises. Et j'ai vu les informations concernées.

Le Japon peut-il dire au reste du monde s'il a sa propre ZIDA ? Avait-il consulté l'avis d'autres pays quand il a établi une ZIDA et l'a élargie plusieurs fois ? Quelle est l'étendue de sa ZIDA ? Alors qu'il agit lui-même comme bon lui semble, le Japon pousse des cris d'alarme au moindre geste d'autrui et n'hésite pas à mettre le feu partout. C'est complètement inacceptable et malhonnête.

L'établissement par la Chine de la ZIDA en Mer de Chine orientale ne vise aucun pays particulier ni aucune cible particulière. Il s'agit purement et simplement de l'exercice du droit de légitime défense qui en soi ne doit pas faire monter la tension dans la région. Comme je viens de le dire, depuis une semaine, l'ordre et les vols normaux au-dessus de la Mer de Chine orientale n'ont pas été affectés. S'il y a des craintes de tension, c'est dû à l'agitation d'un certain pays. Les pays et les personnes qui respectent la souveraineté et la sécurité de la Chine n'ont pas à s'inquiéter.

Je voudrais encore souligner que depuis les temps modernes, la Chine a été victime d'agressions étrangères à répétition. Elle a payé un lourd tribut et apporté une contribution importante pour la victoire de la guerre antifasciste dans le monde. Le peuple chinois est épris de paix et très attaché à sa souveraineté. La Chine est un grand pays responsable. Elle a déclaré publiquement au monde entier qu'elle poursuivrait fermement une voie de développement pacifique, une politique de défense purement défensive ainsi qu'une politique de bon voisinage et d'amitié. Nous entendons vivre en harmonie avec tous les pays sur la base du respect mutuel et de l'égalité. Quant aux différends territoriaux et ceux liés aux droits et intérêts maritimes avec certains pays, nous préconisons de les régler pacifiquement par des consultations amicales. La Chine est et restera une force positive œuvrant pour la préservation de la paix et de la stabilité dans la région et dans le monde.



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