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Conférence de presse du 15 décembre 2014 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang
2014-12-15 13:56

Q : La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Lima s'est clôturée le 14 décembre. Quels acquis et consensus ont été obtenus à la conférence ? Quels sont vos commentaires là-dessus ? Qu'est-ce que la Chine a fait pour faire aboutir la conférence à ces acquis ?

R : La Conférence sur les changements climatiques qui vient de s'achever à Lima a adopté l'« Appel de Lima à agir en faveur du climat » et enregistré des progrès en matière d'éléments de base du projet de l'accord de 2015, d'informations sur les contributions prévues déterminées au niveau national (INDC) ainsi que de renforcement de l'action avant 2020, ce qui a jeté les bases pour la réussite de la Conférence de Paris. L'« Appel de Lima » est un résultat relativement équilibré obtenu sur la base d'un compromis entre les différentes parties et répond pour l'essentiel aux demandes des pays en développement. En même temps, les parties restent divisées sur des questions clés du nouvel accord sur les changements climatiques de 2015 et les négociations s'annoncent longues et difficiles.

La Chine a fait des efforts actifs pour faire aboutir la Conférence de Lima. Avant la conférence, la Chine et les Etats-Unis ont annoncé ensemble leurs objectifs respectifs dans la lutte contre le changement climatique post-2020, créant une bonne ambiance politique pour la conférence. Durant la conférence, la délégation chinoise a mené des dialogues, concertations et coordinations avec les autres parties dans un esprit rationnel, pragmatique et constructif, et soutenu énergiquement les efforts du Pérou, pays hôte de la réunion, apportant une contribution importante au succès de la conférence. La Chine continuera à travailler dans la solidarité avec les autres parties, conformément aux principes des responsabilités communes mais différenciées, de l'équité et des capacités respectives, pour faire parvenir les négociations internationales sur les changements climatiques à un nouvel accord selon le calendrier prévu et établir un système de gouvernance climatique mondiale de coopération et de gagnant-gagnant.

Q : Le 15 décembre est la date fixée à laquelle la Chine doit soumettre son mémoire en réplique auprès du Tribunal arbitral sur l'arbitrage initié par les Philippines concernant les différends en Mer de Chine méridionale. La Chine a déclaré sa position de ne pas accepter l'arbitrage et de ne pas participer à la procédure. Selon vous, si l'arbitrage ne permet pas de résoudre le problème, comment le régler sans causer de conflits ?

R : Je crois que vous avez lu le Document de prises de position publié par le gouvernement chinois le 7 décembre sur la question de la compétence dans l'arbitrage concernant la Mer de Chine méridionale initié par les Philippines. Dans ce document, la Chine déclare explicitement qu'elle n'accepte pas la soi-disant procédure d'arbitrage initiée unilatéralement par les Philippines et n'y participe pas, et que le Tribunal arbitral n'est pas compétent en la matière. Nos fondements juridiques et notre position sont très claires et je vous conseille de le relire attentivement.

S'agissant de la question de la Mer de Chine méridionale, notre position est constante et claire. Nous sommes d'avis que les parties concernées doivent régler les litiges par voie de consultations et de négociations dans le respect des faits historiques et du droit international. Nous espérons que les différentes parties concernées pourront travailler ensemble avec nous dans cet esprit et conformément aux principes définis dans la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale pour préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. Dans le même temps, la détermination de la Chine à défendre son territoire et ses droits et intérêts maritimes est inébranlable. Si certains pays se livraient unilatéralement à des provocations délibérées, la Chine serait obligée d'y donner des réactions nécessaires.

Q : Première question, la semaine dernière, le porte-parole du Pape François a fait savoir que le Pape ne rencontrerait pas le Dalaï Lama. Est-ce que la Chine pense que c'est un geste positif du Vatican et le salue ? Deuxième question, un Américain a tenu une conférence de presse à Pyongyang et demandé l'asile au Venezuela. Selon des sources, cette personne serait entrée illégalement en RPDC via la frontière chinoise. En êtes-vous au courant ?

R : Concernant votre première question, nous avons noté la déclaration de la part du Vatican. La Chine fait toujours preuve de sincérité dans l'amélioration et le développement de ses relations avec le Vatican. Nous entendons poursuivre le dialogue constructif avec le Vatican sur la base des principes concernés et espérons que le Vatican travaillera avec nous dans la même direction pour créer des conditions favorables à l'amélioration des relations bilatérales.

En ce qui concerne votre deuxième question, nous n'en disposons pas d'informations.

Q : Le Parti libéral-démocrate (PLD) du Premier Ministre japonais Shinzo Abe a remporté les élections à la Chambre basse. D'après des analyses, le nombre des sièges qu'a gagnés l'administration Abe lui permet d'abroger la constitution pacifiste du Japon et de renforcer considérablement la puissance militaire japonaise. Comment y réagissez-vous ?

R : Nous avons noté les résultats des élections à la Chambre des représentants du Japon. Les changements des politiques japonaises dans le domaine militaire et sécuritaire montrent vers où se dirige le Japon et mettent en jeu l'environnement sécuritaire de la région, et attirent toujours une haute attention de ses pays voisins en Asie et de la communauté internationale. Nous espérons que le Japon pourra tirer les leçons de l'histoire, suivre le courant de l'époque de développement pacifique et de coopération gagnant-gagnant, respecter les préoccupations sécuritaires légitimes des pays de la région, s'engager dans la voie du développement pacifique et jouer un rôle constructif pour la paix et la stabilité dans la région.

Q : Lors d'une interview, l'Ambassadeur canadien en Chine a indiqué que le Canada signerait avec la Chine un accord sur le recouvrement des biens mal acquis et aiderait la Chine à recouvrer les biens illégaux détenus par les officiels corrompus chinois en fuite au Canada. Veuillez le confirmer. Quand cet accord sera-t-il signé ?

R : Les crimes de corruption constituent un problème commun auquel fait face la communauté internationale. Le gouvernement chinois est déterminé à combattre la corruption. Nous sommes en train de mener vigoureusement une opération anti-corruption dans le pays. En même temps, nous sommes conscients que les crimes de corruption transfrontaliers se sont multipliés ces dernières années, d'où la nécessité de renforcer la coopération internationale, notamment dans le domaine de la justice et de l'application de la loi, de sorte qu'il n'y ait aucun refuge pour les corrompus. Aucun pays dans le monde ne doit servir de paravent aux corrompus. La Chine entend renforcer la coopération avec le Canada en la matière.

Q : Quels sont vos commentaires sur la prise d'otages à Sydney, en Australie ?

R : Nous suivons de très près l'évolution de l'événement et espérons qu'il sera rapidement réglé de manière adéquate. Nous sommes en étroits contacts avec la partie australienne pour connaître s'il y a des ressortissants chinois parmi les otages. Jusqu'ici, nous n'avons pas encore reçu d'informations là-dessus. Notre ambassade en Australie et notre consulat général à Sydney ont déclenché le mécanisme d'urgence. Nous resterons en contact avec l'Australie et publierons les informations concernées dès que possible.

Q : Sept soldats du Myanmar ont été tués par des hommes armés à la frontière entre la Chine et le Myanmar. Ce dernier attribue l'attaque à la force armée de Kokang. Est-ce que la Chine en est au courant ? Et va-t-elle communiquer avec le gouvernement du Myanmar là-dessus ?

R : Je ne dispose pas d'informations précises sur ce que vous avez mentionné. En tant que voisin du Myanmar, la Chine espère qu'il pourra maintenir la paix, la stabilité et le développement, faire progresser le processus de réconciliation nationale à travers le dialogue et préserver la paix et la stabilité à la frontière avec la Chine.

Q : Selon des médias espagnols, des institutions gouvernementales de l'Espagne dans le domaine de la sécurité ont été visées par des cyberattaques soupçonnées d'être lancées par la Chine et la Russie. Est-ce que la partie espagnole a contacté la Chine sur cette affaire ?

R : Je n'en suis pas au courant. Il faut vérifier si la partie espagnole a contacté la Chine.

Je voudrais souligner que la cybercriminalité est un fléau international et que la communauté internationale doit renforcer la coopération pour le combattre. Nous entendons intensifier la concertation avec l'Espagne pour combattre ensemble la cybercriminalité.



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