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Conférence de presse du 15 septembre 2011
2011-09-15 16:40

Le 15 septembre 2011, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse.

Jiang Yu a d'abord annoncé une nouvelle:

Du 15 au 17 septembre, le 9e Forum de l'Asie de l'Est se tiendra à Chengdu, au Sichuan. Y participeront environ 100 personnes, dont des représentants des milieux officiel, industriel et intellectuel des 10 pays de l'ASEAN, de la Chine, du Japon, de la République de Corée et des officiels du Secrétariat de l'ASEAN. Le Vice-Président du Comité national de la CCPPC Abdul'ahat Abdulrixit interviendra à la Cérémonie d'ouverture, et le Ministre assistant des Affaires étrangères Liu Zhenmin participera aux travaux du Forum à la tête de la délégation chinoise.

La présente édition du Forum de l'Asie de l'Est a pour thème « Promouvoir l'intégration régionale : force endogène de la croissance en Asie de l'Est ».La partie chinoise attend de mener avec les autres participants des études sérieuses et des discussions approfondies sur les questions importantes et d'actualité dans la coopération régionale pour dégager de nouvelles pistes sur le développement ultérieur de la coopération en Asie de l'Est. Les propositions de politiques issues des travaux seront soumises au Sommet ASEAN+3 en novembre prochain à Bali en Indonésie.

Q : En soutenant les efforts des pays européens, par l'achat de leurs obligations et l'augmentation de ses investissements, pour surmonter la crise de la dette, la Chine attend-elle une récompense de la partie européenne comme par exemple la levée de l'embargo sur la vente d'armes ou la reconnaissance du statut d'économie de marché de la Chine ?

R : Le Ministère des Affaires étrangères n'est pas le département compétent sur les questions de la dette européenne et de l'achat par la Chine des obligations de certains pays européens. Je vous prie de vous adresser aux départements chargés des affaires économiques et financières.

Ces derniers temps, les dirigeants chinois ont exprimé leurs points de vue sur des questions concernées dans différentes enceintes. Nous estimons que, pour régler la crise de la dette européenne, il y a lieu pour l'UE, et en particulier pour les pays de la zone euro, de se mettre d'accord sur les mesures de sauvetage et de coordonner leur action. Nous saluons les mesures de réajustement économique et financier adoptées par certains pays européens en vue de stabiliser le marché, d'équilibrer le budget et de promouvoir la réforme structurelle. Nous entendons renforcer nos communication et concertation avec tous les pays européens en matière d'élaboration des politiques macroéconomiques, de la réforme du système financier international et de gouvernance économique mondiale. Dans sa coopération économique et commerciale avec l'extérieur, la Chine reste toujours fidèle aux principes de l'égalité et des avantages réciproques.

Sur la levée de l'embargo et la reconnaissance du statut d'économie de marché que vous avez évoquées, nous estimons qu'il est très important pour la Chine et le Europe, partenaires globaux et stratégiques, de s'accorder mutuellement compréhension et respect et de se traiter d'égal à égal. Pour nous, ces deux questions sont au fond une discrimination politique à l'égard de la Chine. Nous espérons qu'elles seront réglées rapidement pour que les relations sino-européennes puissent se débarrasser de leur fardeau et connaître un développement meilleur et plus rapide. Nous souhaitons que les dirigeants européens en fassent au plus tôt une juste appréciation.

Q : Selon des reportages, le gouvernement indien aurait rejeté la représentation de la partie chinoise au sujet de l'exploitation pétrolière menée par une société indienne en coopération avec le Viet Nam dans la Mer de Chine méridionale. Veuillez le confirmer. Par ailleurs, les positions chinoises sur la Mer de Chine méridionale sont-elles à l'encontre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ?

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous avez évoqué. Je voudrais réitérer que la Chine possède la souveraineté incontestable sur les îles Nansha et les eaux adjacentes, et que les positions chinoises sur la Mer de Chine méridionale reposent sur des fondements historiques et juridiques solides. Nous œuvrons depuis toujours à régler pacifiquement les différends sur la souveraineté territoriale et les droits et intérêts maritimes dans la Mer de Chine méridionale à travers les négociations et consultations avec les pays intéressés et sur la base du respect des faits historiques et du droit international, et nous avons apporté une contribution active à la préservation de la paix, de la stabilité, de la sécurité et de l'ordre dans cette région.

Nous espérons que les pays concernés respecteront les positions et les droits et intérêts de la Chine, et se garderont de toute action unilatérale susceptible de compliquer ou d'amplifier les problèmes. Les pays non limitrophes de la Mer de Chine méridionale doivent respecter et soutenir les efforts des pays limitrophes de régler leurs différends par les négociations bilatérales.

Nous nous opposons depuis toujours à la prospection et à l'exploitation des ressources pétrolières et gazières par tout autre pays dans les eaux de juridiction chinoise, et souhaitons que les compagnies étrangères ne s'impliquent pas dans les litiges sur la Mer de Chine méridionale.

Je voudrais souligner qu'il est dans l'intérêt commun des pays de la région de bien gérer leurs litiges, de réduire leurs divergences, d'accroître leur confiance mutuelle, d'élargir leur coopération et de préserver la paix et la stabilité dans la Mer de Chine méridionale, c'est aussi dans ce sens qu'ils doivent travailler ensemble.

La souveraineté, les droits et les positions de la Chine sur la Mer de Chine méridionale ont été constitués au cours d'un long processus historique et toujours fermement tenus par le gouvernement chinois. Notre souveraineté sur les îles de la Mer de Chine méridionale s'appuie sur la base de la découverte, de l'occupation première, et d'une administration de longue date, continue et effective. La CNUDM n'a autorisé aucun Etat à étendre sa ZEE et son plateau continental sur le territoire d'un autre Etat, ni limité ou nié le droit d'un Etat, forgé dans l'histoire et toujours fermement tenu.

Q : Selon des sources, la 66e Assemblée générale des Nations Unies discutera de l'exercice du droit de la représentation de la Libye à l'ONU par le « Conseil national de Transition » de la Libye. Quelle est la position chinoise sur ce sujet ?

R : La Chine soutient le « Conseil national de Transition » de la Libye dans l'exercice du droit de la représentation de la Libye par le CNT au sein des Nations Unies.

Q : Le Ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a récemment tenu des propos au sujet de la démarche de la Palestine auprès des Nations Unies pour la création d'un Etat indépendant, tout en affirmant que son pays a déjà renforcé le déploiement militaire sur les frontières israélo-palestiniennes. Quel est votre commentaire sur la situation dans cette région ? Deuxième question, que pensez-vous de la situation actuelle en Syrie ?

R : La Chine soutient depuis toujours la juste cause des Palestiniens et des autres peuples arabes de recouvrer leurs droits légitimes nationaux, et respecte et soutient la volonté de la Palestine de soumettre à l'ONU la question de création d'un Etat indépendant. Nous estimons que le droit de créer la capitale sur le territoire arabe occupé compte parmi les revendications légitimes des Palestiniens. Nous souhaitons que les parties concernées puissent renoncer à la violence, faire preuve de raison et de retenue, et régler les litiges par les négociations pacifiques, ce qui est une voie incontournable pour réaliser la « Solution à deux Etats ».

Sur la situation en Syrie, nous espérons que les différentes parties de la Syrie pourront toutes renoncer à la violence et faire preuve de la plus grande retenue pour apaiser au plus vite la tension actuelle et régler les divergences par le dialogue et les consultations, et que le processus politique inclusif en Syrie pourra s'ouvrir rapidement et aboutir à des résultats substantiels et efficaces.

Q : Le groupe des chanteurs le plus populaire au Japon donnera un concert demain à Beijing. En quoi ces échanges culturels contribueront-ils à l'amélioration et au développement des relations sino-japonaises ?

R : Nous appuyons les échanges amicaux entre les milieux populaires des deux pays. Nous espérons que les Chinois et les Japonais amélioreront sans cesse leurs liens à travers toutes les formes d'échanges et d'interactions.

Q : Selon des reportages, les quatre suspects des attentats terroristes violents auraient été condamnés à mort aujourd'hui au Xinjiang. Quel est votre commentaire sur la situation sécuritaire au Xinjiang ? Par ailleurs, la Malaisie a extradé récemment plusieurs suspects ouïgours vers la Chine. Quelle est la position chinoise au sujet de sa coopération avec les pays voisins sur le rapatriement des criminels ?

R : La cour populaire locale du Xinjiang a rendu public son verdict de première instance au sujet de deux attaques terroristes extrêmement violentes, ainsi que les détails de ces affaires qui ont porté gravement atteinte à la sécurité personnelle et matérielle de la population locale et à l'intérêt général du développement et de la stabilité. Je suis convaincue que le gouvernement de la région autonome adoptera des mesures vigoureuses pour sévir, en vertu de la loi, contre les actes criminels terroristes violents. Nous œuvrons inlassablement à préserver la stabilité et l'Etat de droit dans la Région autonome du Xinjiang, à défendre les intérêts fondamentaux de la population multiethnique et à sauvegarder l'unité nationale. La préservation de la stabilité et de l'unité nationale, ainsi que la promotion du développement socio-économique régional représentent le courant principal de l'opinion publique dans la Région autonome.

Sur les affaires que vous avez mentionnées, je peux vous dire qu'il y a peu de temps, la police malaisienne a aidé la police chinoise à arrêter plusieurs organisateurs d'immigration clandestine et des migrants clandestins de nationalité chinoise. Les deux polices ont développé cette coopération conformément à la procédure d'assistance juridique. Les départements chinois compétents vont gérer les affaires concernées en vertu de la loi. Nous estimons que la communauté internationale doit coopérer ensemble pour lutter, avec fermeté et par action concertée, contre les criminalités transnationales dont l'immigration clandestine.

Q : Selon des reportages, le Comité ad hoc de haut niveau de l'Union africaine sur la question libyenne a récemment tenu une réunion en Afrique du Sud pour discuter de la situation en Libye. A l'issue de la réunion, un communiqué conjoint a été publié pour appeler la Libye à établir au plus tôt un gouvernement de coalition inclusif. Quel est votre commentaire sur ce sujet ?

R : La Chine apprécie le rôle actif de l'UA sur le dossier libyen. Le retour rapide à la stabilité en Libye correspond aux intérêts communs du peuple libyen et de la communauté internationale. Nous souhaitons que les différentes parties libyennes puissent lancer le processus de transition politique inclusif pour réaliser la réconciliation nationale et engager la reconstruction du pays. La voie de développement de la Libye doit être décidé en toute indépendance par le peuple libyen.

Q : Selon des reportages, le Cabinet Committee on Security (CCS) de l'Inde a récemment approuvé le nouveau mécanisme de gestion des frontières sino-indiennes. Quel est votre commentaire sur ce sujet ?

R : En avril dernier, en marge de la 3e Rencontre des dirigeants des BRICS, les dirigeants chinois et indiens sont parvenus à un consensus de principe sur la création d'un mécanisme de consultation et de concertation pour les affaires frontalières. Ce mécanisme aura pour mission de gérer par voie diplomatique les affaires frontalières importantes qui touchent au maintien de la paix et de la tranquillité des zones frontalières sino-indiennes. Actuellement, les deux parties mènent au niveau technique des échanges approfondis sur le contenu et le mode de fonctionnement du mécanisme.

Q : Récemment, la réunion des ministres des affaires étrangères de la Ligue Arabe a appelé la Syrie à arrêter les violences et à ouvrir un dialogue national. L'UE tente de renforcer les sanctions contre la Syrie, tandis que certains pays poussent le Conseil de Sécurité à discuter de la question syrienne. La Chine estime-t-elle que la communauté internationale doit prendre davantage d'actions vis-à-vis de la Syrie ?

R : La question syrienne doit être réglée à travers les consultations entre différentes parties syriennes. Nous souhaitons que la Syrie ouvre au plus tôt un processus politique sous sa direction afin de résoudre la crise par le dialogue. Nous estimons que la communauté internationale doit observer les buts et principes de la Charte des Nations Unies et les principes régissant les relations internationales, et respecter pleinement la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie. Quant à savoir si la communauté internationale doit prendre des actions plus poussées sur la question syrienne, il faut voir si ces actions permettent ou pas d'apaiser la tension dans le pays, de promouvoir le dialogue politique en vue du règlement des divergences et de préserver la paix et la stabilité au Moyen-Orient.

Q : Selon des reportages, un hélicoptère militaire chinois aurait franchi la ligne de contrôle effective de l'Inde. Quel est votre commentaire là-dessus ?

R : En ce qui concerne la position chinoise sur la question frontalière sino-indienne, nous préconisons des consultations amicales menées sur un pied d'égalité pour trouver une solution équitable, raisonnable et acceptable pour les deux parties. Avant le règlement définitif de la question frontalière, les deux parties doivent travailler ensemble pour préserver la paix et la tranquillité des zones frontalières et éviter que la question frontalière ne perturbe le développement normal des relations sino-indiennes. C'est un consensus dégagé entre les dirigeants chinois et indien. La Chine observe toujours strictement l'esprit des accords et des consensus concernés des deux parties. Elle n'a jamais entrepris d'action susceptible de porter atteinte à la paix, à la stabilité et à la tranquillité dans les zones frontalières.



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