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Conférence de presse du 19 octobre 2011
2011-10-19 16:08

Le 19 octobre 2011, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse.

Jiang Yu : Sur l'invitation du Comité central du Parti du Travail de Corée et du gouvernement de la RPDC, M. Li Keqiang, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'Etat, effectuera une visite officielle d'amitié en RPDC du 23 au 25 octobre.

Sur l'invitation du gouvernement de la République de Corée, le Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d'Etat Li Keqiang se rendra en visite officielle en République de Corée du 26 au 27 octobre.

Q : Veuillez nous présenter le programme et les buts majeurs de la visite du Vice-Premier Ministre Li Keqiang en RPDC et en République de Corée.

R : Des consultations sont actuellement en cours avec la RPDC et la République de Corée pour fixer les détails de cette visite.

La RPDC et la République de Corée sont tous deux voisins importants de la Chine. Nous avons avec elles des échanges de haut niveau réguliers depuis toujours. Durant ce séjour, le Vice-Premier Ministre Li Keqiang s'entretiendra avec des dirigeants des deux pays et procèdera avec eux à des échanges de vue sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Nous sommes convaincus que cette visite contribuera activement au développement des relations Chine-RPDC et Chine-République de Corée.

Q : Le Pakistan a l'intention de présenter sa candidature pour un siège de membre non-permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. Quelle est votre attitude là-dessus ?

R : La Chine et le Pakistan sont partenaires stratégiques de tout temps. Nous attachons une grande importance à son souhait de candidature et le soutenons dans ses efforts visant à jouer un plus grand rôle dans la préservation de la paix et de la sécurité internationales.

Q : A l'approche de la visite du Vice-Premier Ministre Li Keqiang en RPDC et en République de Corée, comment voyez-vous la situation actuelle sur la Péninsule coréenne ? Pendant trois jours de suite, la presse officielle du Myanmar a publié des éditoriaux exprimant le souhait de ne pas voir l'incident de la centrale Myitsone porter atteinte aux relations entre la Chine et le Myanmar. Comment la Chine réagit-elle sur ce sujet ? Où en êtes-vous dans les concertations sur cette question ?

R : En tant que voisin proche et ami commun de la RPDC et de la République de Corée, la Chine soutient sincèrement l'amélioration des relations entre les deux parties et leur réconciliation et coopération, et espère que la Péninsule coréenne pourra maintenir la paix et la stabilité et réaliser une tranquillité durable. Nous avons toujours eu des contacts et consultations étroits avec la RPDC, la République de Corée et les autres parties concernées sur l'apaisement de la situation dans la Péninsule et l'avancement des pourparlers à six. Nous sommes prêts à travailler activement avec toutes les parties concernées pour réaliser la paix et la stabilité sur la Péninsule et dans la région.

S'agissant de votre deuxième question, la Chine attache depuis toujours une grande importance à sa relation avec le Myanmar. Le développement continu de cette relation marquée par le bon voisinage, la coopération et l'amitié est un consensus des deux pays. Nous continuerons à promouvoir dans tous les domaines notre coopération amicale avec le Myanmar selon les principes de respect mutuel et de traitement d'égal à égal.

Concernant la coopération économique et commerciale Chine-Myanmar, pour la faire avancer solidement sur tous les plans, nous respectons depuis toujours les principes d'égalité, de bénéfice réciproque et d'aide au développement socio-économique de ce pays et à l'amélioration des conditions de vie de son peuple.

Quant aux problèmes concrets survenus dans cette coopération, les deux pays sont déjà parvenus à un consensus pour en trouver des solutions à l'amiable. Nous espérons que le Myanmar pourra adopter des mesures actives et efficaces pour garantir les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises installées chez lui.

Q : Hier, le journal économique japonais Nihon Keizai Shimbun a publié un article selon lequel les investissements des entreprises chinoises en Afrique ne favorisent nullement le développement à long terme de ce continent et la coopération économique et commerciale sino-africaine pourrait devenir une pomme de discorde pendant les élections dans certains pays africains. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : A mon avis, si certains voient autrement la coopération sino-africaine, c'est que, d'une part, ils manquent une compréhension globale et juste de la politique chinoise à l'égard de l'Afrique, et de l'autre, les cas isolés de quelques entreprises sont trop amplifiés. Bien sûr, nous allons gérer avec un grand sérieux les problèmes survenus pour les régler adéquatement. Mais, le monde extérieur devrait considérer les choses d'un œil positif.

La Chine développe ses relations de coopération économique et commerciale mutuellement avantageuse avec les pays africains en respectant les principes d'amitié sincère, de traitement d'égal à égal, d'efficacité, de bénéfices mutuels et de développement partagé. Cette coopération qui a contribué fortement au développement socio-économique de l'Afrique et apporté réellement profit aux peuples africains est hautement appréciée par les pays africains.

La Chine a toujours aidé les pays africains dans la mesure de son possible. Jusqu'à présent, elle a déjà réalisé pour le continent africain plus de 900 projets, dont 2 233 km de chemins de fer, 3 391 km de routes, 42 stades et 54 hôpitaux, envoyé en Afrique quelque 18 000 médecins et 350 000 techniciens, formé pour elle plus de 30 000 personnes de différents secteurs et accordé des bourses gouvernementales à 34 000 étudiants africains.

Dans le même temps, la Chine est devenue un partenaire important de l'Afrique dans les domaines du commerce et de l'investissement. Actuellement, la Chine est le premier partenaire commercial de l'Afrique. En 2010, le volume des échanges commerciaux entre les deux parties s'est élevé à 129,6 milliards de dollars US, et la Chine a enregistré un déficit de presque sept milliards de dollars US. Les investissements directs de la Chine en Afrique ont dépassé 10 milliards de dollars US. Plus de 1 600 entreprises chinoises sont installées en Afrique pour exercer des activités dans différents secteurs du développement socio-économique et ont ainsi créé 350 000 emplois en Afrique.

Récemment, des institutions comme la Commission économique pour l'Afrique et la Banque africaine de Développement ont publié des rapports, faisant des commentaires positifs sur la coopération sino-africaine. A l'avenir, nous allons travailler ensemble avec les pays africains pour promouvoir le développement sain et régulier de cette coopération. Nous espérons que la communauté internationale pourra la voir d'une manière objective et impartiale. Ceci dit, la coopération sino-africaine a aussi contribué à accroître l'attention et les investissements de la communauté internationale à l'Afrique, ce qui, je pense, est une bonne chose pour l'Afrique.

Q : Moody's vient récemment de dégrader la note de la dette souveraine espagnole. Quelles sont les mesures que vous prendrez pour soutenir l'Espagne et d'autres pays européens dans leurs efforts de surmonter la crise de la dette ?

R : S'agissant de la crise de la dette européenne à laquelle font face certains pays européens, nous soutenons leurs efforts visant à répondre à la crise financière et à assainir leurs finances. Actuellement, l'opinion générale des différentes parties est que les pays de la zone euro doivent renforcer leur solidarité pour s'en tirer par eux-mêmes et concrétiser les consensus dégagés. Nous espérons qu'ils pourront traduire rapidement en actes les consensus concernés pour atténuer efficacement la crise.

Pour ce qui nous concerne, nous sommes favorables à l'élargissement de notre coopération avec l'Europe dans les domaines commercial, financier et d'investissement. Nous entendons travailler la main dans la main avec la partie européenne pour faire face aux défis à travers cette coopération. La Chine et l'Europe doivent continuer à ouvrir leurs marchés et mener une coopération gagnant-gagnant. Durant le 14e Sommet Chine-UE qui aura lieu prochainement, les deux parties poursuivront en profondeur leurs discussions sur les moyens de faire face à la crise de la dette souveraine européenne et les actions conjointes pour promouvoir la reprise ainsi que la croissance forte et durable de l'économie mondiale.

Q : Qu'attendez-vous de la reprise des pourparlers à six ?

R : Nous avons noté que depuis un certain temps, les parties concernées ont eu des contacts et un dialogue positifs. Nous espérons que tout le monde pourra saisir les opportunités favorables actuelles et maintenir cette dynamique de contact et de dialogue pour travailler ensemble dans le même sens et réunir les conditions à la reprise des pourparlers à six.

Q : Le Vice-Premier Ministre Li Keqiang évoquera-t-il les pourparlers à six lors de sa visite en RPDC et en République de Corée ?

R : Les dirigeants de Chine, de RPDC et de République de Corée procèderont à des échanges de vue approfondis sur le développement continu des relations bilatérales et les questions d'intérêt commun comme la situation sur la Péninsule coréenne.



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