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Conférence de presse du 11 novembre 2013
2013-11-11 08:34

Le 11 novembre 2013, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse.

Qin Gang : D'un commun accord entre les deux parties, le 16e Sommet Chine-UE se tiendra à Beijing. Le Président Xi Jinping rencontrera le Président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso qui seront présents au Sommet. Le Premier Ministre Li Keqiang rencontrera les dirigeants européens le 21 novembre.

Le Sommet se tiendra à l'occasion du 10e anniversaire de l'établissement du partenariat global stratégique sino-européen. Les deux parties planifieront la coopération dans les cinq à dix ans à venir pour faire monter en gamme la coopération sino-européenne.

D'un commun accord entre les deux parties, le quatrième dialogue stratégique sino-européen de haut niveau aura lieu le 20 novembre à Beijing, sous la présidence du Conseiller d'Etat Yang Jiechi et de Mme Catherine Ashton, Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et Vice-Présidente de la Commission européenne.

Les deux parties vont procéder à des échanges de vues approfondis sur la situation internationale actuelle, les relations sino-européennes et les dossiers régionaux brûlants d'intérêt commun.

Q : Ces derniers jours, la situation en Thaïlande est secouée par un projet de loi d'amnistie. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine et la Thaïlande sont de proches voisins amicaux. La partie chinoise suit de près l'évolution récente de la situation politique en Thaïlande. Nous sommes convaincus que le gouvernement et le peuple thaïlandais ont la capacité à régler adéquatement les problèmes surgis. Nous souhaitons voir le maintien de la stabilité en Thaïlande pour garantir le développement économique et le bien-être du peuple.

Q : La chaîne américaine ABC a récemment déclaré avoir présenté ouvertement ses excuses pour une séquence contenant des propos anti-chinois diffusée par elle, reconnu ses erreurs et promis qu'un tel incident ne se reproduirait plus. Quelles sont vos réponses là-dessus ?

R : Récemment, des ressortissants chinois aux Etats-Unis se sont mobilisés pour manifester contre les propos humiliants diffusés par la chaîne américaine ABC au sujet de la Chine. Il faut indiquer que propager la discrimination et la haine raciales va à l'encontre des responsabilités sociales de la presse. L'ABC doit faire face sérieusement à ses fautes, répondre sincèrement aux revendications légitimes de la communauté chinoise aux Etats-Unis et éviter la reproduction d'un tel incident.

Q : Le week-end dernier, les Philippines ont été frappées par le typhon Haiyan. Est-ce que la partie chinoise entend fournir des aides à la partie philippine ?

R:Le typhon Haiyan a causé de lourdes pertes humaines et matérielles aux Philippines. La Chine a exprimé ses sentiments de sympathie aux Philippines. Le gouvernement chinois va fournir des aides humanitaires d'urgence au gouvernement philippin. La Croix-Rouge chinoise va aussi fournir des aides humanitaires d'urgence à la Croix-Rouge philippine.

Q: Selon des informations, à cause du typhon Haiyan, des touristes chinois sont bloqués aux Philippines. Qu'est-ce que le gouvernement chinois a fait pour les aider ?

R : Après le passage du typhon Haiyan aux Philippines, l'Ambassade de Chine aux Philippines y a accordé une haute importance. Elle a déclenché immédiatement le mécanisme d'urgence, vérifié par différents moyens le bilan de victimes parmi les Chinois, contacté les compagnies aériennes philippines pour leur demander de bien installer les touristes chinois bloqués et d'arranger au plus vite leur départ, fourni activement des consultations aux citoyens chinois, et les a aidés à entrer en contact avec leurs familles et amis. Jusqu'à présent, aucun bilan de victimes chinoises n'a été rapporté.

Le Ministère chinois des Affaires étrangères et l'Ambassade de Chine aux Philippines continueront à suivre de près l'évolution de la situation pour fournir à temps de la protection consulaire et des aides aux citoyens chinois aux Philippines.

Q: Premièrement, quels sont vos commentaires sur le dialogue entre les Six et l'Iran qui vient de se terminer ? Veuillez nous donner des informations sur la présence de la Chine et son rôle dans le dialogue. En ce qui concerne le dialogue à Genève sur le dossier nucléaire iranien, la France a refusé d'accepter le projet de l' « accord-cadre intérimaire » alors que le Royaume-Uni et la Russie le trouvent acceptable. Quelle est la position chinoise là-dessus ? Deuxièmement, récemment l'Iran a insisté qu'il a le droit à l'enrichissement d'uranium en tant qu'Etat partie du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaire (TNP). Quels sont vos commentaires là-dessus ? Troisièmement, des membres du Congrès américain ont déclaré qu'ils feraient voter une loi pour renforcer la sanction contre l'Iran de sorte à mettre fin au commerce pétrolier iranien. En cas de l'adoption d'un tel projet de loi, quelles seront les réponses de la partie chinoise ?

R : Sur votre première question, le nouveau tour de dialogue à Genève entre les Six et l'Iran s'est déroulé avec beaucoup de difficultés mais dans une ambiance sérieuse. Nous estimons que des résultats positifs ont été obtenus, que les différentes parties ont fait preuve d'une volonté active pour régler les questions et que le dialogue a permis de renforcer la connaissance, d'élargir le terrain d'entente et de réduire les divergences. Malgré tout cela, comme un vieil adage chinois le dit, ce n'est pas en un jour de froid que l'eau gèle sur trois pieds de profondeur. Le dossier nucléaire iranien est extrêmement compliqué, les Six et l'Iran négocient depuis déjà dix ans, et il est impossible de régler le problème du jour au lendemain.

Le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Li Baodong a participé au dialogue et indiqué que le dialogue et les négociations en eux-mêmes constituent le processus de l'instauration de la confiance. Les différentes parties doivent, sur la base du présent dialogue, continuer à renforcer la confiance mutuelle, élargir le terrain d'entente et combler les divergences à travers les dialogues et négociations. La Chine préconise depuis toujours le règlement du dossier nucléaire iranien à travers dialogue et négociations, reste ferme à une position objective et juste et déploie des efforts actifs pour promouvoir les négociations et préserver la paix. La Chine continuera à rester en contact et en coordination avec les parties concernées et œuvrer inlassablement pour régler la question nucléaire iranienne pacifiquement par des moyens politiques et diplomatiques.

Sur votre deuxième question, la Chine est toujours d'avis que tous les pays ont le droit à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire et que dans le même temps, les droits doivent aller de pair avec les obligations. Les pays concernés doivent aussi s'acquitter de leurs obligations de non-prolifération et accepter de se soumettre au contrôle de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) dans le cadre des garanties.

Sur votre troisième question, je voudrais souligner que la Chine s'oppose depuis toujours à la sanction d'un pays par un autre selon sa législation nationale, et n'accepte absolument pas l'imposition de ce genre de sanctions à une partie tierce. Je voudrais indiquer que les échanges commerciaux et la coopération énergétique entre la Chine et l'Iran sont normaux et conformes au droit international, qu'ils ne vont pas à l'encontre des résolutions concernées de l'ONU et ne nuisent pas aux intérêts des autres parties. Cette coopération est ouverte, transparente et légitime.

Q: Veuillez nous donner des informations sur la participation du Ministre des Affaires étrangères Wang Yi à la 12e réunion des Ministres des Affaires étrangères chinois, indien et russe et sa rencontre avec son homologue indien Shri Salman Khurshid.

R : Hier, le Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a participé à la 12e réunion des Ministres des Affaires étrangères chinois, indien et russe à New Delhi. Nous estimons cette réunion très réussie.

Selon le Ministre Wang Yi, la Chine, la Russie et l'Inde, trois grands pays émergents, outre leur développement économique, jouent un rôle de plus en plus important dans les affaires internationales. Le nombre d'habitants des trois pays représente 40% de la population mondiale, et leur superficie représente plus de 22% du monde, une coopération renforcée entre les trois pays non seulement profitera aux trois peuples, mais aussi contribuera à la paix, à la stabilité, au développement et à la prospérité de la région et du monde entier.

Lors de la réunion, Wang Yi a surtout indiqué que pour renforcer la coordination stratégique et la coopération pragmatique entre les trois pays, il faudrait envisager et faire avancer leur coopération d'une vision stratégique et globale pour que la coopération trilatérale puisse se concentrer dans les trois directions majeures que sont le renforcement de la confiance stratégique mutuelle, la coordination des positions communes et l'approfondissement de la coopération pragmatique.

En outre, les trois Ministres des Affaires étrangères ont procédé à des échanges de vues approfondis sur les questions internationales et régionales d'intérêt commun, y compris le dossier afghan, et sont parvenus à d'importants consensus.

Au cours de son séjour en Inde, Wang Yi a rencontré le chef de la diplomatie indienne Shri Salman Khurshid. Rappelant que cette année est une année de « bonnes récoltes» dans les relations sino-indiennes, Wang Yi a affirmé que les interactions intenses de haut niveau entre les deux pays ont permis aux relations sino-indiennes d'accéder à une nouvelle phase de développement. Selon lui, les deux parties doivent renforcer effectivement la confiance stratégique mutuelle, faire de l'idée que la Chine et l'Inde sont partenaires mais non adversaires un consensus entre les deux pays, faire progresser de toute leur énergie la coopération pragmatique afin de promouvoir le développement commun et de contribuer au bien-être des deux peuples. Les deux parties doivent renforcer les échanges socio-culturels pour faire de la bonne entente sino-indienne une volonté commune des deux peuples.

Selon une proposition de Wang Yi, les deux parties doivent mener à bien les activités de l'année d'amitié et d'échanges Chine-Inde, commémorer ensemble le 60e anniversaire du lancement des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, faire avancer effectivement la construction du couloir économique Bangladesh-Chine-Inde-Myanmar, veiller aux projets phares de la coopération pragmatique et travailler énergiquement pour enregistrer au plus tôt des progrès décisifs dans les domaines des lignes ferroviaires à grande vitesse, des rails lourds, de l'augmentation de vitesse et de la rénovation des lignes ferroviaires existantes et de la coopération électrique. Les deux parties doivent aussi bien gérer et contrôler la question frontalière et travailler ensemble à mettre en œuvre l'accord sur la coopération en matière de défense frontalière entre la Chine et l'Inde pour préserver ensemble la paix, la stabilité et la tranquillité de la région frontalière. La Chine et l'Inde doivent renforcer les échanges et la coordination dans les affaires internationales et régionales afin de défendre les intérêts communs.

Q: Selon des informations, demain la Chine sera élue membre du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : La Chine a apporté une grande contribution non seulement à sa propre cause des droits de l'homme, mais aussi à la promotion des droits de l'homme à l'échelle internationale. La Chine est tout à fait qualifiée pour être élue membre du Conseil des droits de l'homme et digne de ce titre. Bien entendu, aucun pays dans le monde n'est parfait en matière de droits de l'homme. Par conséquent, nous sommes d'avis que les différents pays doivent renforcer les échanges sur la base du respect mutuel et promouvoir leur connaissance mutuelle pour contribuer ensemble au développement des droits de l'homme dans le monde. Nous nous opposons à l'exercice des pressions et à la confrontation.

Q : Selon la presse indienne, la question du terrorisme a été discutée à la réunion des Ministres des Affaires étrangères chinois, indien et russe. Dans le contexte de l'incident du « 28 octobre » en Chine et du retrait prochain de l'Afghanistan des troupes américaines, est-ce que la Chine renforcera la stratégie de coopération antiterroriste dans la région ?

R : La Chine estime que la communauté internationale doit renforcer la coopération pour contrer et combattre ensemble le terrorisme. Dans le même temps, nous sommes aussi d'avis que la lutte antiterroriste ne doit pas viser un pays, une religion ou une ethnie spécifiques et qu'il faut s'attaquer aux manifestations comme aux racines du fléau. Sur la question de la lutte antiterroriste au Pakistan par exemple, nous soutenons le pays dans ses efforts pour élaborer et mettre en œuvre une stratégie antiterroriste selon ses réalités nationales. L'année 2014 s'approche, la situation en Afghanistan devient naturellement une préoccupation majeure de la communauté internationale et surtout de ses pays voisins. Nous espérons que l'Afghanistan d'après 2014 pourra réaliser au plus tôt la paix, la stabilité, le développement et la bonne entente avec ses voisins, et réaliser véritablement le processus politique de « l'Afghanistan dirigé et possédé par les Afghans » pour ainsi améliorer la situation sécuritaire de la région et défendre la paix et la stabilité de la région tout entière. La Chine continuera à renforcer la communication et la coordination avec les parties concernées pour œuvrer ensemble à réaliser cet objectif.

Q : Selon des informations, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a déclaré, il y a trois jours lors d'une session plénière de la Chambre des conseillers, que le renforcement des armements par la Chine et la mise au point accélérée par la RPDC des armes nucléaires et des missiles balistiques rendaient l'environnement sécuritaire du Japon de plus en plus sévère et que le Japon devrait faire avancer activement l'élaboration des politiques de garantie pour la sécurité nationale. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous sommes mécontents de l'exagération outrancière du dirigeant japonais sur la « menace chinoise ». La Chine s'en tient à la voie du développement pacifique et applique une politique de défense nationale à caractère défensif. La Chine maintient et développe de manière adéquate une défense nationale nécessaire et appropriée pour mieux défendre la souveraineté et la sécurité nationales et l'intégrité territoriale dans le contexte complexe et changeant de l'environnement sécuritaire dans la région et dans le monde.

Il faut suivre de près l'évolution du Japon dans le domaine de la sécurité militaire. Le Japon a provoqué la Chine à plusieurs reprises, que veut-il faire en fin de compte ? Si le Japon insiste pour prendre la Chine pour son adversaire, alors ce sera un mauvais calcul qui ne conduira qu'à l'impasse. Nous espérons que la partie japonaise pourra procéder à un examen de conscience sérieux sur l'histoire, regarder en face la réalité et réfléchir sur l'avenir pour suivre la voie du développement pacifique et agir en faveur du renforcement de la confiance mutuelle politique avec les pays voisins, de la paix et de la stabilité de la région, et s'abstient de faire du tapage au sujet de la Chine à la moindre occasion pour atteindre ses objectifs inavouables.

Q : Hier, le Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré le Conseiller du Premier Ministre pakistanais sur la sécurité nationale et les affaires étrangères Sartaj Aziz. Veuillez nous donner des informations là-dessus.

R : Hier, le Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré à New Delhi, la capitale indienne, le Conseiller du Premier Ministre pakistanais sur la sécurité nationale et les affaires étrangères Sartaj Aziz. Lors de la rencontre, les deux parties se sont dit satisfaites du bon développement des relations sino-pakistanaises. Wang Yi a déclaré que la Chine et le Pakistan sont partenaires de coopération stratégique de tout temps. Depuis le début de cette année, les dirigeants des deux pays ont réalisé des échanges de visites et sont parvenus à une série de consensus importants. Actuellement, les deux parties travaillent à mettre en œuvre ces consensus, à renforcer la communication stratégique, à élargir la coopération pragmatique, à promouvoir les échanges socio-culturels, et à approfondir les échanges dans les affaires internationales et régionales. Elles accorderont une priorité à la coopération sur la construction du couloir économique sino-pakistanais et à la coopération sur les autres grands projets pour faire progresser sans cesse les relations de coopération stratégique sino-pakistanaise.

Sartaj Aziz a été d'accord avec l'opinion et les propositions de Wang Yi, affirmant que la partie pakistanaise travaillera ensemble avec la partie chinoise pour mettre en œuvre les consensus dégagés par les dirigeants des deux pays et faire progresser sans discontinuer la coopération sur les grands projets tels que le couloir économique Pakistan-Chine. Les deux parties ont échangé des vues de manière approfondie sur des questions régionales telles que la question de l'Afghanistan.



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