| Conférence de presse du 12 novembre 2013 |
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| 2013-11-12 16:05 |
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Le 12 novembre 2013, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse. Q : Le typhon Haiyan a causé de lourdes pertes humaines et matérielles aux Philippines, au Viet Nam et en Chine. Prévenir les calamités naturelles et en réduire les dégâts représentent un défi et une tâche communs pour les pays de cette région, souvent frappée par des catastrophes naturelles. Quelles sont vos considérations sur le renforcement conjoint de la capacité avec les pays de la région à prévenir et à gérer les catastrophes et quelles mesures prendrez-vous en la matière ? R : Je tiens à souligner que depuis le tsunami de 2004 dans l'Océan indien, les pays de la région sont plus conscients de la prévention et de la gestion des catastrophes naturelles et sont dotés d'une plus grande volonté de développer la coopération en la matière. Voilà déjà un domaine important de la coopération entre la Chine et les pays de l'ASEAN. Si vous passez en revue les Sommets Chine-ASEAN (10+1) de ces dernières années et les documents publiés à l'issue de ces sommets, vous constaterez que la prévention et la gestion des catastrophes constituent un volet phare dans la coopération Chine-ASEAN. Durant les huit ans écoulés, de nombreuses catastrophes naturelles ont frappé cette région. Les pays de la région se sont témoigné mutuellement soutien et solidarité. Par exemple, suite au séisme dévastateur survenu à Wenchuan en 2008, les pays de l'ASEAN nous ont accordé une aide généreuse et sincère. Le gouvernement et le peuple chinois en sont reconnaissants du fond du cœur. Ces dernières années, la coopération Chine-ASEAN dans ce domaine s'est sans cesse accélérée. Cette année, les deux parties ont organisé, dans le cadre du 10+1, des conférences internationales, des séminaires et des exercices d'urgence en la matière. Elles ont par ailleurs décidé de créer un fonds de coopération maritime, dont un des objectifs importants est de prévenir et gérer les calamités naturelles. En octobre dernier, lors des réunions des dirigeants de l'Asie de l'Est, le Premier Ministre Li Keqiang a avancé un ensemble d'initiatives importantes à cet égard, telles que l'élaboration d'un plan d'action de coopération Chine-ASEAN sur la réduction des désastres dans le cadre du 10+1, et l'organisation des exercices de sauvetage en mer et en cas de séismes dans le cadre du Sommet de l'Asie de l'Est. Le typhon Haiyan a frappé la Chine, les Philippines, le Viet Nam et d'autres pays, causant d'importantes pertes en vies humaines et en biens matériels. Cela nous rappelle une fois de plus que les catastrophes naturelles constituent un défi commun et que les pays de la région doivent travailler ensemble pour y répondre. La Chine travaillera de concert avec les pays de l'ASEAN pour renforcer davantage la coopération en la matière. Q : Selon des informations, le 11 novembre, dans son discours, l'ancien Premier Ministre japonais Fukuda Yasuo a exhorté le gouvernement de Shinzo Abe à faire des efforts pour améliorer les relations avec la Chine et la République de Corée. Le jour-même, un grand nombre d'historiens et d'anciens diplomates japonais ont créé à Tokyo une association pour poursuivre et développer l'allocution de Tomiichi Murayama, en vue de pousser le gouvernement japonais à procéder à une réflexion sur son passé d'agression et de colonisation et à s'engager dans une voie pacifique. Comment voyez-vous les appels de ces personnalités japonaises ? R : Actuellement, les relations sino-japonaises se trouvent confrontées à de grandes difficultés. La Chine n'en est pas responsable et le regrette vivement. Nous savons que de nombreuses personnalités japonaises clairvoyantes en sont inquiètes et ont avancé des propositions au gouvernement japonais. Un vieil adage chinois dit, bien qu'amers au goût, les bons remèdes agissent efficacement contre les maladies, et quoique dures à entendre, les critiques loyales aident à avancer. Nous espérons que ces propositions positives et constructives pourront être entendues, écoutées et traduites dans les actions concrètes par le gouvernement japonais. La Chine se prononce depuis toujours pour l'amélioration et le développement des relations sino-japonaises sur la base des quatre documents politiques bilatéraux et dans l'esprit de « tirer la leçon du passé et se tourner vers l'avenir ». Nous entendons déployer des efforts dans ce sens avec les personnalités des différents milieux du Japon qui ont à cœur et soutiennent l'amitié sino-japonaise.
Q : Veuillez présenter les dernières informations sur l'assistance qu'accorde la Chine aux Philippines suite au typhon. Est-ce que la Chine envisage d'accroître le montant de son aide ? R : Comme je l'ai dit tout à l'heure, la Chine a également été frappée par le typhon Haiyan. Nous exprimons nos sentiments de sympathie et de solidarité aux Philippines qui ont subit d'importantes pertes en vies humaines et en biens matériels causées par le typhon. La Chine en est également victime. Elle comprend bien la situation actuelle du peuple philippin et lui présente ses compassions. Nous envisageons, selon les circonstances et dans la mesure de nos possibilités, de fournir davantage de soutien et d'assistance humanitaires aux Philippines. Nous espérons que le peuple philippin pourra surmonter les difficultés actuelles et reconstruire le foyer dans les meilleurs délais. Q : Selon des informations, la « Coalition nationale syrienne » de l'opposition a, dans un communiqué publié récemment, accepté de participer à la deuxième conférence internationale à Genève sous conditions. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : La Chine estime toujours que le règlement politique est la seule issue de la question syrienne, ce qui est le consensus largement partagé de la communauté internationale. L'urgent, c'est que les différentes parties concernées de la Syrie doivent soutenir les efforts de médiation du Secrétaire général des Nations Unies et du Représentant spécial conjoint Lakhdar Brahimi, promouvoir l'organisation de Genève II dans les meilleurs délais et y participer sans aucune condition préalable. Lors de cette conférence, les différentes parties pourront mettre sur la table toutes leurs positions, propositions et revendications. Nous espérons que cette conférence permettra de tracer la voie pour le processus politique en Syrie dans la prochaine étape et de réaliser le plus tôt possible la paix, la stabilité et la tranquillité dans ce pays. Q : Selon des médias japonais, vers la fin du mois de septembre, le Directeur général adjoint des Affaires d'Asie du Ministère chinois des Affaires étrangères s'est rendu « secrètement » au Japon pour avoir des consultations sur la question des Diaoyu Dao avec la partie japonaise. Veuillez le confirmer. R : La Chine préconise depuis toujours qu'il faut gérer et régler adéquatement la question des Diaoyu Dao par voie de dialogue et de consultations. Les deux parties restent toujours en contact sur cette question. Je tiens à réitérer que le gouvernement chinois a une volonté et une détermination fermes pour défendre la souveraineté territoriale du pays et ne cédera jamais sur les questions qui mettent en jeu la souveraineté.
Q : Selon des sources, l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont signé une déclaration conjointe sur leur coopération future pour régler les questions non résolues concernant le programme nucléaire iranien. L'Iran autorisera par ailleurs des inspecteurs à se rendre sur le site du réacteur à eau lourde d'Arak et la mine d'uranium de Gachin. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus? R : La Chine est toujours d'avis que le dialogue et la coopération constituent la seule bonne voie pour régler adéquatement la question nucléaire iranienne. A l'heure actuelle, le dialogue et les négociations sur ce dossier font face à de nouvelles opportunités importantes. Nous saluons le renforcement de la coopération entre l'Iran et l'AIEA, et estimons que cela permet de créer des conditions favorables au règlement global, durable et approprié de la question nucléaire iranienne et d'y trouver une solution pacifique définitive par voie politique et diplomatique. |








